Les gendarmes de l’Eure modernisent la lutte contre les infractions

Sécurité routière. Véhicules qui enregistrent les excès de vitesse dans les deux sens et tablette connectée aux fichiers européens, les gendarmes de l’Eure modernisent la lutte contre les infractions.

Le radar double-sens et la tablette Néogend ont été présentés au nouveau préfet, Thierry Coudert
Le radar double-sens et la tablette Néogend ont été présentés au nouveau préfet, Thierry Coudert

Elles sont quatre, très discrètes, à sillonner les 4 500 km d’axes routiers de l’Eure. Des voitures qui se fondent anonymement dans la circulation mais extrêmement attentives à ce qu’il se passe autour d’elles, aux véhicules qui les croisent comme à ceux qui les doublent. Ces Équipements de terrain mobile (ETM) sont arrivés dans le département à la fin de l’année dernière. Une nouvelle génération destinée au « traitement de masse » des infractions aux limitations de vitesse, comme l’a expliqué mardi soir le colonel Emmanuel Valot, commandant du groupement de gendarmerie de l’Eure, au nouveau préfet, Thierry Coudert.

Fini l’éclair du flash

« Ce sont des véhicules automatiques qui enregistrent les vitesses alors qu’ils sont en mouvement, précise-t-il. Nous disposons également de deux autres véhicules de l’ancienne génération qui flashent lorsqu’ils sont arrêtés en bord de route. Soixante mille excès de vitesse ont été enregistrés par ces véhicules en 2015. »

Ces nouveaux équipements sont d’autant plus indétectables qu’ils fonctionnent par infrarouges n’importe où sur le territoire, y compris sur les zones de travaux. Fini l’éclair qui alerte l’automobiliste ! Celui-ci poursuit sa route sans se douter que, dans quelques semaines, il recevra un courrier à son domicile. Le capteur, fixé sous la plaque d’immatriculation avant et la caméra sur le tableau de bord sont quasi invisibles. La transmission au centre national de traitement implanté à Rennes est, elle aussi automatique. « L’opérateur n’intervient que pour valider la vitesse de la zone où se trouve le véhicule », complète le colonel Valot.

« En sept minutes, nous avons relevé quatre infractions, constate le préfet après une démonstration grandeur nature, mardi soir au Boulay-Morin. C’est vraiment redoutable ! »

Connecté à
tous les fichiers

Les gendarmes eurois sont aussi équipés, depuis moins d’un mois, du tout nouveau système de tablette Néogend, connecté à tous les fichiers européens. Il permet de scanner le permis de conduire et la carte grise sur les lieux d’un contrôle et de recueillir tous les renseignements afférents à l’automobiliste (validité du permis de conduire notamment) et au véhicule (volé, recherché…)

En octobre, le premier radar autonome, dit « de chantier », a été installé le temps des travaux sur l’A28 à Plainville. Un appareil destiné à être mobile en fonction des interventions sur la voirie. Côté radars fixes, aucune nouvelle implantation n’est, pour l’heure envisagée. Toutefois, les dispositifs en service font l’objet de modernisation et parfois… de déplacement. Gare aux radars !

F. T.

Hausse des accidents en mai

La gendarmerie, qui consacre 10 % de son activité à la sécurité routière, avait aussi mis en place mardi soir un point de contrôle classique au Boulay-Morin. Un choix qui ne doit rien au hasard.
« Depuis mars 2013, 11 accidents se sont produits sur cet axe (D316, Ndlr), justifie le colonel Valot. Une personne a été tuée et 16 blessées. » En une heure et demie, les gendarmes ont relevé 47 infractions.
Depuis le début de l’année, le département de l’Eure a enregistré 109 accidents, 15 tués et 138 blessés (chiffres arrêtés au 30 mai).
« Ces chiffres marquent une légère hausse du nombre d’accidents depuis le début du mois de mai de 4 %, constate-t-on à la préfecture. Hausse que les services de l’État s’emploient à enrayer en renforçant les actions de prévention et de contrôle sur les axes routiers du département. »

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