Les gendarmes de la Vienne prennent l’air avec leur drone

Deux télépilotes sont brevetés pour piloter le drone utilisé par la gendarmerie de la Vienne. Deux télépilotes sont brevetés pour piloter le drone utilisé par la gendarmerie de la Vienne.

Depuis le mois de décembre, la gendarmerie peut déployer un drone pour rechercher des disparus ou faciliter des opérations de police judiciaire.

Le drone, c’est la nouvelle arme des gendarmes de la Vienne. Un petit hélico de poche doté de quatre hélices qui bourdonnait hier matin sur les rives de la Vienne à Chauvigny.
Sur le petit parking de la piscine, deux gendarmes surveillent l’écran de contrôle du Phantom 4. Le bourdon blanc vient de s’envoler des abords du pont pour suivre les rives de la rivière.
Un brevet de pilote comme pour un ULM L’appareil prend rapidement de la hauteur, file à l’opposé et disparaît au loin. « On peut très bien continuer à le piloter même si on ne le voit plus. Il a une portée d’un kilomètre, il peut voler jusqu’à une vitesse de 70 km/h », commente l’adjudant-chef Éric Fleuriet sans quitter des yeux l’écran de contrôle.
Le télépilote tient les manettes de la console dotée d’un grand écran où tous les paramètres de vol s’affichent. « La caméra nous permet de zoomer pour aller voir au plus près. Là, dans l’eau, c’est un frigo que l’on voit. » Pas de corps en vue, mais une reconnaissance facile et rapide à mettre en œuvre là où ce type de recherches pouvait mobiliser des effectifs nombreux ou nécessiter un coûteux survol en hélicoptère venu de Tours ou de Limoges.
La Vienne est désormais dotée depuis le début du mois de décembre de deux télépilotes qui ont passé deux semaines et demi de formation sur la base landaise de Cazaux. Ils disposent d’un brevet de pilotage similaire à celui qui est exigé d’un pilote d’ULM.
« Au départ, c’est vrai que nous étions tous les deux des utilisateurs et des passionnés », raconte le gendarme Sébastien Vautier, deuxième télépilote du groupement de gendarmerie de la Vienne. Les deux hommes fonctionnent en binôme, l’un aux manettes, l’autre au contrôle visuel de l’appareil. « L’avantage pour nous », reconnaît le capitaine Duval de la gendarmerie de Montmorillon, « c’est la recherche en trois dimensions, cela nous permet de prendre de la hauteur pour bien analyser la situation. C’est un moyen qui est rapide à mettre en œuvre, interne à la gendarmerie et très efficace. »
L’utilisation des drones par les forces de l’ordre se développe avec un large éventail de missions et d’appareils. De la sécurité routière à la recherche de personnes disparues en passant par les missions de maintien de l’ordre et de police judiciaire.
En janvier dernier, le drone a permis de surveiller à distance une propriété où un homme menaçant et lourdement armé était retranché. Une reconnaissance aérienne indispensable en prévision d’une intervention du GIGN venu de Tours.
Les gendarmes prennent de plus en plus souvent la voie des airs en toute discrétion.

repères

Crash de drone près de Vivonne ?

Un drone, « gros comme deux téléphones de bureau » a été découvert il y a quelques jours sur la voie publique dans une commune proche de Vivonne. Un drone dont il manquait apparemment la batterie. Un particulier a signalé à la gendarmerie l’engin volant au propriétaire non identifié. Il est depuis au chaud à la brigade en attendant d’en savoir plus. L’appareil s’est-il crashé en plein vol ? Est-il tombé d’un véhicule lors d’un déménagement ?
L’usage de ces appareils a explosé depuis plusieurs années, à tel point que la législation va se durcir cet été. Des particuliers l’utilisent en loisir, des professionnels aussi. Ainsi, un agent immobilier de Vivonne filme par la voie des airs des maisons afin de
les mettre en valeur.

en savoir plus

Plus dur

A partir du 1er juillet prochain, tous les drones de plus de 800 grammes devront faire l’objet d’une déclaration par informatique. Cela devrait concernent 10 % des appareils venus dans le commerce. Seuls les drones de plus de 25 kg sont soumis à une obligation d’immatriculation. Le principal changement pour les adeptes du drone de loisir, ce sera l’obligation de suivre une formation spécifique au pilotage des appareils de plus de 800 grammes. Les utilisateurs professionnels doivent passer un brevet. Des amendes viennent sanctionner les contrevenants. Le drone ne peut voler à plus de 150 m d’altitude, ni survoler des personnes ou
des agglomérations…

 

Source : La Nouvelle République

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.