Les escroqueries dites des « bitumeurs irlandais » de retour en Auvergne

Les escroqueries dites des « bitumeurs irlandais » de retour en Auvergne

Les faux agents de travaux n’hésitent pas à presser leurs interlocuteurs pour « conclure le marché sur le champ ». Photo d’illustration Florian Salesse © SALESSE Florian

Les services de gendarmerie ont lancé plusieurs appels à la vigilance et à la prudence, indiquant que les escroqueries dites des « bitumeurs irlandais » étaient de retour dans la région.

Le message, posté vendredi par la gendarmerie du Puy-de-Dôme sur sa page Facebook (en bas de l’article), est clair : « Prudence, les “bitumeurs irlandais” sont de retour en Auvergne ». Quelques jours plus tôt, la même mise en garde était faite par les gendarmes de l’Allier.

Cette alerte a pour objectif d’éviter au maximum les escroqueries perpétrées par de faux ouvriers qui sillonnent les territoires et s’attaquent en général à des personnes seules et/ou isolées.

« La bonne affaire se révèle être une belle arnaque »

« Ils proposent des travaux de goudronnage à des prix défiant toute concurrence, indique la gendarmerie. Ils prétendent vouloir écouler un surplus de goudron qui leur serait resté sur les bras suite à un chantier terminé. »
Ces faux agents de travaux n’hésitent pas à presser leurs interlocuteurs pour « conclure le marché sur le champ, sans passer par un devis ».
Mais les travaux en question sont en général réalisés avec des matériaux de très mauvaise qualité.

« La bonne affaire se révèle être une belle arnaque, souligne les gendarmes. La facture est souvent plus salée qu’annoncée et surtout, le revêtement, une simple émulsion, apparaît aussi fin qu’une feuille à cigarette et s’effrite à la première pluie. »
Ces groupes de faux ouvriers, repérés récemment dans l’Allier, du côté de Vaux, Bizeneuille, Terjat ou encore Néris-les-Bains, sont appelés les « bitumeurs irlandais » en raison de leur origine. Ils s’expriment la plupart du temps avec un très fort accent anglo-saxon.
« Soyez vigilants, n’acceptez pas la transaction, insiste la gendarmerie. Relevez les renseignements relatifs au (x) véhicule(s), aux individu(s) et appelez votre brigade. »

Source : La Montagne

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