Les chiffres “biaisés” de la délinquance

Selon un rapport parlementaire consulté par France Info, les chiffres de la délinquance officiellement publiés par la police ou la gendarmerie ne sont pas fiables. Gonflés ou minorés, ils n’ont jamais permis de photographier la situation réelle de la France en matière de sécurité.

Faut-il douter des chiffres de la police en matière de délinquance ? Un rapport de la mission d’information sur la mesure statistique des délinquances semble dire que oui. France Info a pu consulter ce document, remis ce mercredi à l’Assemblée nationale.

La commission parlementaire met en cause les données policières et judiciaires de receuil de statistiques qui sont “partielles, biaisées et insuffisantes“. Elle considère que l’outil statistique des forces de l’ordre, “l’état 4001”, qui classe les infractions en fonction des plaintes recueillies en se basant sur 107 index, “ne peut être considéré comme un outil de mesure“.

“Quand on mesure la performance d’un service à partir de données qu’il renseigne lui-même, le risque de distorsion et de manipulation est important” (rapport parlementaire)

Gonfler et minorer les chiffres ?

Dans la police ou la gendarmerie, depuis de nombreuses années, on observe les mêmes techniques individuelles ou collectives pour manipuler les chiffres à la source : un commissariat qui limite l’enregistrement des plaintes et oriente les plaignants vers la main-courante, un gendarme qui gonfle le nombre d’infractions pour augmenter son taux d’élucidations d’affaires, ou encore un agent qui requalifie des faits pour “coller aux objectifs du service”.

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