L’égocentrique qui s’ignore… en attendant Le Fédéralisme associatif

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Le Fédéralisme associatif

Notre République, qui se prétend précurseur des droits de l’homme et du citoyen,  est bien en retard sur nombre de nos voisins européens en ce qui concerne les droits et libertés des militaires.

De ce fait, depuis quelques années nous voyons fleurir sur le Net  de plus en plus d’associations et de Blogs tendant à la défense des droits des militaires et des gendarmes.

Toutes ces blogs et associations ont un point commun ;  Donner aux militaires une citoyenneté pleine et entière en adéquation avec l’esprit démocratique de notre pays.

Malheureusement, au sein de ces associations il manque une étincelle ;  le fédéralisme.

Nous savons tous que l’union fait la force,  mais certains présidents d’associations, que je ne citerai pas, n’ont toujours pas compris ce qu’est le fédéralisme. Qu’au lieu « d’interpositions associatives » le fait de se fédérer dans un même combat ne donnerai que plus de force à ce combat. 

Mais pourquoi ces interpositions ? Qui le plus souvent sont publiques ou en filigrane…

Cet état d’esprit va totalement à l’encontre du but poursuivi cité ci-dessus.

La seule explication que j’ai à ce jour est,  qu’à mon avis, cela provient de l’égocentrisme de certains individus, qui, aveuglés par ce trait de caractère,  en oublient même les sources ayant amené à la création de leurs associations,  préférant ainsi se battre pour « LEUR 1ère place » en laissant  le combat initial de côté.

C’est pourquoi j’ai voulu faire ci-dessous une petite étude sur l’égocentrisme.

L’égocentrique qui s’ignore 

Je ne voudrais pas venir ici faire la morale à qui que ce soit, mais simplement ouvrir un sujet philosophique permettant à tout un chacun de réfléchir et de se remettre en question.

Je voudrais vous parler de l’égocentrisme, de son corollaire l’égoïsme et de l’altruisme afin  que nous puissions tous y réfléchir et apprendre à nous fédérer dans ce combat pour la liberté d’expression qui nous anime tous.

Ayant « l’outrecuidance » de venir ici vous interpeller et afin de couper court à toute critique, je pourrais presque affirmer que je suis moi-même un « égocentrique qui s’ignore ».  Car en effet, de quel droit je me permets de vous interpeller ? 

Mais ce n’est pas à moi de juger de cela…

Ceci étant dit, commençons par définir l’égocentrique et l’égocentrisme :

Tout d’abord, et sans polémique aucune, je voudrais vous ramener sur un de mes anciens textes paru dans ARMEE-MEDIA , Il s’agit du « Miroir aux Alouettes ».  Même si certains se sont reconnus dans ce texte, aujourd’hui je ne voudrais pas que mon propos présent soit interprété comme un « texte polémique». Au contraire, je voudrai  qu’il serve de base de réflexion.

Je commencerai donc par dire que l’égocentrisme consiste à ne concevoir le monde que de son seul point de vue. Égocentrisme et complexes sont souvent liés. En effet les personnes complexées passent beaucoup de temps à s’observer et pensent que le reste du monde les observe également.

L’égocentrisme se rapproche également de la mégalomanie et du narcissisme. L’égocentrique se préoccupe avant tout de sa personne et pense qu’il est la première préoccupation des autres.

L’égocentrique ne s’aime pas tel qu’il est, mais tel qu’il paraît aux autres. Il pense être la seule cause du bonheur ou du malheur des autres. Il peut se prendre pour le sauveur, le tyran ou le martyr de ceux qui l’entourent.

La conséquence de l’égocentrisme est souvent très proche de l’égoïsme qui est un trait de caractère ou l’attitude d’une personne dont les actions ou les idées sont uniquement orientées par ses propres intérêts, sans prendre en compte les nécessités d’autrui.

Si les égoïstes ne veulent pas vous comprendre,  les égocentriques en sont incapables.

L’égocentrique, un “grand enfant” 

 

Bien que proche, l’égoïsme ne doit pas être confondu avec l’égocentrisme qui relève d’une organisation mentale spécifique  liée à l’immaturité. 

En effet nous savons que le bébé humain prend peu à peu conscience de lui-même en se différenciant de sa mère avec qui il entretient une première relation fusionnelle. Pendant la petite enfance, le petit humain se croit le centre du monde.  L’éducation familiale, puis scolaire, a pour rôle de décentrer l’enfant de lui-même.  il doit apprendre à partager, patienter, renoncer, tenir compte de l’autre. Il doit accepter la frustration pour être socialisé.

En cas d’échec (ou pour d’autres raisons) il demeure un adulte égocentrique, dans la “toute puissance du Moi”.

Il est dans l’incapacité de prendre en compte un point de vue différent du sien. Il a toujours raison, ne comprend pas son entourage. Souvent, il n’entend pas exactement ce qui lui est dit. Il choisit dans le discours de l’autre ce qui lui est favorable.

J’ajouterai que dans le discours de l’autre il ne voit que son propre reflet et en conséquence se sent   visé,   attaqué,  alors que très souvent ce discours n’exprime que des vérités et des généralités s’appliquant à tous  (cf. Le miroir aux alouettes  déjà cité plus haut).

 L’égocentrique, un incompétent social

Si l’égoïste ne se soucie pas des autres, l’égocentrique s’en soucie de trop. C’est le jugement des autres qui le fait vivre.  Il veut être aimé, admiré, reconnu. Toute critique ou remise en cause le rend malheureux.  Comme il s’observe en permanence, il pense que le reste du monde l’observe aussi.

De l’égocentrisme à la tendance paranoïaque, il n’y donc qu’un pas.  L’égocentrique se sent persécuté et désapprouvé systématiquement.

Il n’est pas obligatoirement égoïste mais  il peut viser consciemment le bien d’autrui ou se montrer généreux, se poser comme un protecteur ou un sauveur. Il peut aussi devenir tyrannique, comme l’est le petit enfant. Dans le pire des cas, l’égocentrisme, associé à l’égoïsme et à la mégalomanie, est socialement dangereux.

On retrouve cette tendance chez nombre de “sérial killers”, indifférents à la souffrance des autres,  cherchant parfois la gloire à travers une criminalité hors du commun.

Chacun de nous peut se montrer tour à tour égoïste ou égocentrique.  On peut penser enfin que si un égoïste n’est pas obligatoirement malheureux, l’égocentrisme traduit un profond sentiment d’insécurité, de doute et de dépendance.

 

Quelques citations permettant de se remettre en question 

« L’âge, en nous libérant de nos passions égocentriques, nous rend disponibles, plus aptes à redécouvrir les êtres qu’on a aimés. » Extrait de « Un singulier amour » de Madeleine Ferron.

« Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences… » Extrait de « Ensemble c’est tout » de Anna Gavalda

« Les esprits d’élite discutent des idées, les esprits moyens discutent des événements, les esprits médiocres discutent des personnes. »  Jules Romain

« L’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit. » Aristote

Sur cette dernière citation de Aristote je terminerai en ajoutant que je n’affirme rien, que très sûrement je doute…          Je ne fais que réfléchir  Et peut-être donner à réfléchir…

 

Pour poursuivre cette réflexion sur le fédéralisme associatif,  pour la liberté d’expression des gendarmes et des  militaires,  je ne pourrais que vous inciter à lire deux autres textes sur le site ARMEE-MEDIA,  ICI et ICI .

Ronald Guillaumont

 

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