Le patron des gendarmes de la Manche salué avant son départ de Saint-Lô

De nombreuses personnalités du département et d’ailleurs sont venues dire au revoir au colonel Jacques Razafindranaly.
Ouest-France
Nommé à la direction générale de la gendarmerie, le colonel Jacques Razafindranaly quitte la Manche après trois ans à la tête du groupement de la Manche. Son successeur le colonel Arnaud Girault, arrivera début août à Saint-Lô.
Autorités militaires et civiles, élus de collectivité ou encore acteurs de la vie locale ont répondu ce vendredi, à la gendarmerie de Saint-Lô, à l’invitation du colonel Jacques Razafindranaly, sur le départ après trois années à la tête des gendarmes de la Manche. Parmi les autorités présentes, le commandant de la gendarmerie de Basse-Normandie, le général de brigade François-Xavier Bourges, qui l’a remercié d’avoir su incarner « la force humaine de la gendarmerie ».
Bilan exceptionnel
« Vous avez été commandant de groupement pendant 3 ans, ce sont trois années essentielles, celles que l’on ne peut pas rater », a insisté Renaud Gaudeul, procureur de la République de Coutances. Le représentant du parquet a salué le travail réalisé par l’officier, tant concernant l’activité judiciaire (« vous avez maintenu la délinquance à son bas niveau, et vous partez sur un bilan routier exceptionnel ») que d’un point de vue judiciaire (« vos procédures tiennent toujours la route »).
Le préfet de la Manche, Adolphe Colrat, a joué de l’anaphore, sur le thème « vous avez eu de la chance », de servir dans un département magnifique, avec des gens de qualité, « et des élus disposés à travailler avec une gendarmerie qu’ils chérissent ». Le représentant de l’État a bien reconnu que l’officier avait aussi quelques mérites dans sa réussite. « Mais ce n’est pas votre départ en retraite… » et s’est donc gardé de les énumérer.
« Imprégné »
Des hommages et louanges qui ont mis à mal la modestie du colonel Jacques Razafindranaly : « Un chef ne vaut que par la valeur de ceux qu’il commande », a-t-il assuré, affirmant s’être imprégné de la qualité des gens d’ici pendant ces trois ans. Il a d’ailleurs avoué avoir compris ce que signifie le terme de « violemment modérés » utilisé par Tocqueville pour définir les habitants de la Manche.
Nommé second du centre de planification et de gestion de crise au sein de la direction générale de la gendarmerie, il part donc en région parisienne, où le général de brigade lui a promis là-bas « quelques tempêtes ».
Nathalie LECORNU-BAERT.
Source : Ouest France
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