Le gendarme s’était laissé tenter…
Sur sa demande, les gendarmes l’ont déposé avant son domicile et ont continué leur chemin pour procéder au contrôle de son véhicule.
Alors que son collègue faisait le tour de la voiture, le gendarme creusois a ouvert la portière, s’est saisi de l’attestation d’assurance et de quelques billets de vingt euros qu’il a glissés dans la poche de son pantalon.
« Une pulsion incompatible »Voyant que son collègue l’observait, il a remis les billets à leur place. Trop tard. Rentré à la caserne, le gendarme témoin de cette tentative de vol en a fait part à son supérieur hiérarchique. Convoqué, le gendarme creusois a reconnu les faits.
Pour expliquer son geste à l’audience, il a parlé d’une « pulsion ». Une défense qui n’a fait qu’inquiéter un peu plus la cour pour qui cette pulsion est « incompatible avec sa qualité de gendarme et en totale contradiction avec la prestation de serment militaire ».
En plus de l’interdiction de pratiquer son métier pendant un an et de la peine de sursis, le gendarme devra payer trois cents eurosde dommages et intérêts à la victime, la personne auditionnée pour violences conjugales.
Coralie Zarb
Source : La Montagne
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