«Le fugitif qui peut être armé est dangereux»

Faits divers

Le procureur, Nicolas Septe, le lieutenant-colonel Palayer et le commandant Massot durant la conférence de presse.  / Photo DDM, Marc Salvet
Le procureur, Nicolas Septe, le lieutenant-colonel Palayer et le commandant Massot durant la conférence de presse. / Photo DDM, Marc Salvet

Hier en milieu d’après-midi, le procureur de la République, Nicolas Septe, le lieutenant-colonel Palayer, commandant le Groupement de gendarmerie du Lot et le commandant Massot à la tête de la compagnie de Gourdon ont fait un point sur l’enquête et les recherches en cours : «A cette heure, l’individu n’a toujours pas été interpellé. L’homme qui peut être armé, est considéré comme dangereux» affirme le procureur. Les trois hommes sont revenus sur l’enchaînement des faits.

Lundi à 11 h 55, le Codis reçoit un appel au secours sollicitant l’intervention des pompiers et des gendarmes au hameau de Luziers pour 2 personnes blessées dont une par arme à feu. La femme qui vient de donner l’alerte a trouvé refuge chez sa mère, toutes deux sont retranchées dans la maison en attendant l’arrivée des secours. «On savait qu’une personne avait été victime d’un tir, mais on ignorait si l’auteur du coup de feu se trouvait encore dans les parages» explique le Lieutenant-colonel Palayer. En plus de la brigade de Gourdon et du PSIG, la décision est prise de faire appel au peloton interrégional d’intervention de la gendarmerie : «Les 12 gendarmes spécialisés ont fait un ratissage du hameau, maison par maison. Quand on a été certain que le tireur était parti, nous avons fait intervenir les techniciens en investigation criminelle». Le corps de l’homme tué par balle gît dans une cave et près du cadavre, les militaires retrouvent une douille de 9 mm (le calibre d’un revolver). Un seul coup aurait été tiré. L’épouse de la victime, a reçu un coup de crosse sur le crâne ; elle est hospitalisée à Gourdon tout comme sa mère, très choquée. Une quarantaine de gendarmes dont 30 du Groupement du Lot participe aux recherches pour retrouver le suspect ou du moins le véhicule à bord duquel il s’est enfui, une 306 blanche. Des investigations menées jusqu’à la nuit avec l’apport d’un hélicoptère et de maîtres-chiens. Elles ont été reprises hier aux premières heures du jour. Un signalement a été envoyé au niveau national pour tenter de localiser la voiture du fuyard. «Toutes les forces sont mobilisées pour appréhender l’auteur du crime» insiste Nicolas Septe qui conserve l’espoir que le meurtrier présumé finisse par se rendre pour s’expliquer sur les raisons de son coup de folie.

Source : La Dépêche

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