LBD et caméra : tout changer pour que rien ne change si ce n’est mettre nos collègues un peu plus en situation d’insécurité juridique

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Lors de l’usage du LBD, le déclenchement de la caméra reste à l’initiative du fonctionnaire.

En tir de riposte de type légitime défense, il est évident qu’un policier ne pourra pas déclencher la caméra.

Et s’il y a des blessés du côté des manifestants sans que la caméra ait filmé, que se passera-t-il ?

On accusera les policiers de ne pas avoir déclenché l’enregistrement et la justice en conclura que le tir était illégal.

Ce qui pose problème ce n’est pas le LBD en lui-même qui est une excellente arme de force intermédiaire particulièrement utile sur des missions de police générale ou lors d’émeutes en banlieues.

Le problème c’est l’usage de cette arme à des fins de dispersion de la foule au prétexte que la manifestation n’est pas déclarée.

Cette consigne d’usage de la caméra lors du tir au LBD ne fera pas baisser le nombre de blessés chez les Gilets jaunes.

Cette mesure fera juste peser une plus grande part de responsabilité sur les épaules du fonctionnaire qui fait usage du LBD alors que cette utilisation est pourtant ordonnée par l’autorité administrative (ministre de l’Intérieur, préfets, commissaires..).

France Police – Policiers en colère recommande vivement à nos collègues de faire preuve, plus que jamais, de discernement dans l’usage du LBD même si l’autorité hiérarchique en ordonne l’utilisation pour dispersion. Si la caméra n’a pas filmé le tir, il y a fort à parier que vous ne serez pas couverts..

Source : France Police

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