L’auteur présumé d’un viol commis en 2015 dans les Côtes-d’Armor identifié

Le chef d'escadron Graffouillère, et la procureure Christine Le Crom
Le chef d’escadron Graffouillère, et la procureure Christine Le Crom | Gérard LEBAILLY.

 

“On ne lâche rien. On ne laisse jamais un dossier aux oubliettes, même si l’on n’en entend plus parler” souligne la procureure Christine Le Crom, au parquet de Saint-Malo. Elle y salue la persévérance des gendarmes costarmoricains qui ont confondu l’auteur présumé d’un viol.

Le 25 avril 2015, vers 6 h du matin, à Trébédan (Côtes d’Armor) une femme de 25 ans qui rentrait à pied d’une fête, avait été agressée sur une petite route deserte, sous la menace d’un couteau. Elle avait fourni un signalement. Et une trace d’ADN avait pu être prélevée. Depuis, la victime a mis fin à ses jours en août 2016, sans que l’on puisse dire s’il y avait un lien direct avec cette agression.

L’enquête ouverte aussitôt ne s’en poursuivait pas moins. Elle avait eu un retentissement important car une semaine auparavant, une joggeuse avait mis en fuite un autre agresseur sexuel, à quelques kilomètres de là. Très rapidement, l’enquête a conclu qu’il n’y avait pas de lien entre les deux affaires. En juin 2017, l’agresseur de la joggeuse avait été identifié et écroué.

Une trentaine de profils familiaux recoupés

Au final, ce ne sont pas les 400 prélèvements d’ADN effectués à l’époque à Trébédan, mais le recours à la « recherche en parentalité » qui a permis de remonter jusqu’à un suspect.

C’est la troisième fois seulement en France qu’on utilise avec succès cette technique : en comparant la trace d’ADN avec la base nationale automatisées des empreintes génétiques, enregistrant les délinquants en tout genre (et pas seulement pour atteinte sexuelle).

Une trentaine de profils familiaux, d’asencendants ou descendants, ont permis après recoupements de désigner par l’ADN un auteur présumé, habitant Dinan, âgé de 49 ans, n’ayant que des antécédants judiciaires routiers. Il a été mis en examen et écroué à Rennes où la procédure se poursuit désormais sous le secret de l’instruction.

Source : Ouest-France

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