L’Aigle Prévention. 55 caméras de vidéoprotection veilleront sur vous à partir de février

L’installation des 55 caméras de vidéoprotection en 40 points de la ville se termine et en février le système sera opérationnel. Un dispositif à 688 000 euros pour soutenir l’action des forces de l’ordre.

55 caméras vont veiller sur vous

55 caméras vont veiller sur vous

Veiller à la sécurité et à la quiétude des habitants de L’Aigle et des usagers du centre-ville est une des préoccupations majeures de la municipalité. Parce que « la région de L’Aigle est confrontée à un taux de délinquance le plus important de la zone gendarmerie » et que « ce taux est de 47,75 % en 2011 et 2012 contre 32,9 % dans le département de l’Orne », les élus ont voulu agir.

« La délinquance se concentre essentiellement en centre-ville » indiquent Véronique Louwagie et Jean-Marie Goussin, respectivement député-maire de L’Aigle et adjoint à l’urbanisme et au patrimoine notamment. « En 2012, on aura enregistré 37 cambriolages. C’est dans ce contexte que la Ville a fait réaliser un diagnostic de l’existant en matière de vidéoprotection par le référent sûreté départemental de la Gendarmerie ».

Ancien système vieillissant

Depuis août 2008, L’Aigle dispose d’un système de vidéoprotection mais celui-ci ne donne visiblement pas satisfaction. « Le diagnostic relève que ces équipements sont vieillissants et que leur implantation n’est pas toujours judicieuse, laissant de côté les espaces commerciaux, les flux d’entrée et de sortie de ville ».

Un système évolutif

Le référent départemental sûreté a préconisé de revoir le dispositif dans sa globalité en identifiant une vingtaine d’implantation et en prévoyant une transmission par voie hertzienne à partir du point haut. Au terme d’un minutieux travail sur le terrain et de quelques adaptations en réponse aux besoins nouveaux (Ndlr : sécurisation de l’extension du parking de la gare), il a été décidé de mettre en place un dispositif avec 40 points et 55 caméras, ainsi qu’un local technique vidéo lui-même protégé.

Ces 55 caméras, dont certaines sont capables de zoomer sur les visages et les plaques d’immatriculation, seront positionnées à des endroits stratégiques. L’hyper-centre, le parking de la gare, la gare routière ainsi que les entrées de ville sont les axes principaux concernés par ce dispositif de vidéo-protection performant, véritable « complément de l’action de la gendarmerie ». De plus, ce système est évolutif, il est possible d’aller jusqu’à 128 caméras.

Le 17 décembre dernier, les premiers tests ont permis de confirmer que la vidéo-protection « fonctionne très très bien » et la qualité des images « est surprenante ».

Prévention et dissuasion

Après l’installation des dernières caméras et la pose des panneaux réglementaires en entrées de ville, la vidéoprotection sera opérationnelle courant février. Il semble que bien plus que le débat sur l’atteinte à la vie privée, « la préoccupation actuelle de la population est de savoir quand la vidéoprotection va fonctionner. Face à un sentiment d’insécurité, l’attente des Aiglons est très forte et nous nous devions de tout faire pour répondre à celle-ci », argumente Véronique Louwagie.

La vidéoprotection n’est pas un système où un agent observe en permanence les caméras. Un tel dispositif coûterai 500 000 euros en fonctionnement par an. L’option choisie par la Ville de L’Aigle est un ensemble de caméras qui enregistrent en permanence ce qui se passe, de jour comme de nuit.

En cas de problème, la gendarmerie peut visualiser l’instant T si elle dispose de l’information, sans être contrainte de regarder l’ensemble de l’enregistrement. La vidéo a donc vocation à être préventive et dissuasive, tout en permettant d’accélérer les investigations et la levée des doutes.

Source : Le Réveil Normand

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