LAGROGNEGEND s’exprime sur l’affaire du suicide du Lieutenant.

La Grogne dans la Gendarmerie

Jacky Mestries, lieutenant (er) de Gendarmerie, webmaster du blog LAGROGNEGEND, vient de publier une réflexion intitulée  ” Le président de l’UNPRG, MARTINEZ, choisit-t-il le camp de l’arbitraire ???

Il commence par une citation de Bernard Tapie qui donne à réfléchir :

«  Il y a la France qui a le droit et la France qui n’a pas le droit ».

Dans un premier temps il nous rappelle qu’il avait déjà publié sur son blog un article nous informant du suicide du lieutenant B. de la caserne de Bron : 

Dans un article intitulé «  SUICIDE D UN LIEUTENANT DE GENDARMERIE » La Grogne vous avait informé des circonstances du suicide du Lieutenant Boissard le 07 décembre 2007 à Bron (69).

Nous reviendrons plus tard sur cet article.

En ce qui concerne les articles parus sur Armée-Média, Profession-Gendarme et l’Adefdromil, j’ai tenu à vous faire profiter de certaines réflexions et informations que nous délivre Jacky Mestries :

Le responsable de l’affaire, aujourd’hui nommé par L’Essor de la Gendarmerie, le Général Brachet, président de l’association des Officiers de Gendarmerie, Le Trèfle, Brachet, donc, avait transgressé tous les règlements militaires et bousculé toutes les coutumes des hommes en arme et son amateurisme avait conduit Boissard dans l’impasse, plongé cet homme dans le désespoir.

Je vous ai rappelé les règlements bafoués par le commandement fort d’une ambiance violente inspirée par une direction déséquilibrée par les renoncements auxquels l’avait obligés la police à Guéant.

Pour mon compte c’est bien le manque d’assurance qui avait conduit ces prétendus chefs militaires à s’attaquer violemment à Mattely, à menacer Cordoba ou à s’asseoir sur les décisions de justice à Strasbourg et Brachet n’était qu’un suiveur, un petit chef au plus indigne de son rang ou un militaire que la carrière n’aurait jamais du conduire à de telles responsabilités.

Nous ne reprochions pas grand chose à Brachet, sauf son inconsistance, mais dans l’article de la Grogne, nous reprochions à la direction de la Gendarmerie de s’acharner à « couvrir » son subordonné et surtout à refuser à la veuve, très digne et respectable Mme Boissard, de recevoir son dû, la pension que l’Etat lui devait après les fautes dont son mari a été victime.

L’affaire a vu sa conclusion le 11 juin 2013 par un arrêt de la Cour d’Appel de Lyon qui reconnaît que le suicide du Lieutenant Boissard est imputable au service, donnant ainsi raison à la veuve de notre camarade.

Le journal L’essor, fort de sa mission d’information, rend compte de toute l’affaire dans son dernier numéro ( suivre ce lien ) , mais cela déplait fortement au Président de l’UNPRG nous apprend Armée Média ( voir l’article ).

En fait, le torchon brûle depuis quelques temps entre le Journal L’Essor et le président Martinez qui se voudrait rédacteur en chef. Pourtant, le lien est fort entre l’UNPRG et l’Essor auquel énormément de retraités et d’actives sont attachés. Je vous le dis, ils sont indissociables et la rupture pourtant programmée par Martinez ne sera pas.

C’est bien Martinez qui a fait la faute qu’il ne fallait pas en se rangeant du côté des officiers indignes face aux gendarmes qui constatent aujourd’hui que non seulement ils ne peuvent plus s’exprimer sur la toile ( suivre ce lien ) , mais ils n’ont plus aucun moyen de défense.

Ils vont faire un constat simple, comme moi d’ailleurs, L’Essor les défend, l’UNPRG leur tourne le dos.

 Je me souviens de cette citation «  que je vois une chose qui marche comme un canard, qui fait le bruit d’un canard, qui ressemble à un canard, alors je dis que c’est un canard ». Il en est de même avec votre communiqué, M Martinez. Il ressemble à un soutien de Brachet, c’est un soutien à Brachet.

Martinez, se place contre la justice dans son article de soutien ouvert à Brachet auquel il a adressé ses regrets.

Mais quels regrets, Martinez ?

Vous nous devez des explications !!! Regret que le lieutenant Boissard se soit suicidé ou regret que cela se sache ? Avouez que la nuance n’est pas moindre.

 Vous redoutez des confrontations avec Le Tréfle ?

Mais qui vous dit que Brachet est soutenu par son association, et qui vous affirme que les officiers de gendarmerie veulent être représentés par cet homme ? Vous connaissez assez mal la situation et l’ambiance me semble-t-il ou alors vous avez une très mauvaise opinion de ce corps. Non les officiers de gendarmerie ne se reconnaissent pas dans le tribunal d’exception monté par Brachet. Je vous l’affirme, j’en suis témoin. Ils ne se reconnaissent pas dans l’humiliation imposée à Boissard.

L’immense majorité des officiers de gendarmerie est légaliste et ils ne souhaitent et ne décident que l’application stricte des lois et des règlements. Ils ne se reconnaissent pas dans l’improvisation et l’arbitraire.

Vous redoutez des frictions avec la Direction de la Gendarmerie, semble-t-il également ?

J’ai le sentiment de ce côté là que vous avez oublié un petit détail. La direction a changé, l’ambiance a changé depuis mars. J’ai le sentiment que les Brachet, aussi puissants soient-ils,  vont raser les murs, ou alors je ne sais plus lire. Vos craintes sont inutiles, c’est absolument évident et votre prudence a tout de même un petit air de lâcheté.

Comme dit plus haut je voulais revenir sur l’article de Lagrogend intitulé “SUICIDE D UN LIEUTENANT DE GENDARMERIE“.

Dans cet article Jacky Mestries nous éclaire et nous apporte quelques éléments règlementaires.  Il poursuit sa réflexion sans citer nomément le général BRACHET :  

( article L 4121-4 du code de la défense : …….. Il appartient au chef, à tous les échelons, de veiller aux intérêts de ses subordonnés et rendre compte par la voie hiérarchique de tout problème de caractère général qui parviendrait à sa connaissance. )

Article L 4122-1 du code de la défense : Les militaires doivent obéissance aux ordres de leur supérieurs ……………. Toutefois, il ne peut leur être ordonné et ils ne peuvent accomplir des actes qui sont contraires aux lois, au coutumes de la guerre et aux conventions internationales.
L’obéissance a des limites, celle du droit. Le code de la Défense est une loi.
Article D 4137-1 du code de la défense : ……Le militaire adhère à la discipline militaire qui respecte sa dignité et ses droits…..
Article R 4137-15 du code de la défense :  Avant qu’une sanction ne lui soit infligée, le militaire a le droit de s’expliquer oralement ou par écrit, seul ou accompagné d’un militaire de son choix sur les faits qui lui sont reprochés devant l’autorité militaire de premier niveau dont il relève. Au préalable, un délai de réflexion, qui ne peut être inférieur à un jour franc lui est laissé pour organiser sa défense……………………
Avant d’être reçu par l’autorité militaire de premier niveau dont il relève, le militaire a connaissance de l’ensemble des pièces et documents au vu desquels il est envisagé de le sanctionner.
Le sept décembre 2007, le général de corps d’armée ( **** ) commandant la région réuni un tribunal d’exception composé de lui même. Il préside. Il s’est adjoint, le chef d’état major, colonel de son état, l’adjoint « ressources humaines », colonel également, le commandant du groupement mobile, lieutenant-colonel, et son adjoint, chef d’escadron.
Rien de moins. Si la guerre avait été déclarée, il n’aurait pas pu faire mieux, le général, pour se préparer au combat.
Il fallait faire grand, taper fort, affirmer son autorité, être solennel à la face de la troupe tout entière. Peu importe les règlements,  peu importe la loi, le général a décidé, toutes affaires cessantes pour ses quatre subordonnés et lui-même, qu’il n’y avait d’autres priorités que celle de notifier, sans entretien préalable, sans audition du prévenu, sans qu’il lui soit donné connaissance du dossier d’accusation, sans qu’il n’ait pu rédiger la moindre défense, consulter le moindre conseil, se faire assister du représentant des officiers, qu’il allait être suspendu. Pas besoin de conseil de discipline, ni de dossier…..
Plus tard cette notification n’ayant pu être régularisée, il a été décidé de déclarer que le tribunal n’avait pour objet que d’empêcher notre camarade de faire un déplacement. Il devait rester au « dépôt ».
1 quatre étoiles, deux colonels, un lieutenant colonel et un commandant se sont réunis pour notifier une décision aussi banale. A qui veut-on faire croire cela !!!
Imaginez ce qu’a pu ressentir notre victime devant un tel déballage de moyens, devant la solennité donnée à sa comparution. L’inquisition a été ressuscitée ce 7 décembre.
Chacun des membres de ce tribunal savait qu’il n’avait pas le droit de participer à une telle mascarade. Pourquoi s’y sont-ils soumis ? On n’est pas officier supérieur de gendarmerie sans connaître la réglementation, On ne devrait pas l’être sans connaître les limites de ses droits. On ne peut pas l’être en ignorant le devoir supérieur du chef de veiller aux intérêts de ses subordonnés. Le code de la défense pose ce devoir comme premier.
Au fond une telle mise en scène n’est que la reconnaissance de la faiblesse de ce chef. de la faiblesse du dossier. Oui chacun des membres de ce tribunal d’exception savait où était son devoir. Pourquoi ont-ils tourné la tête, renoncé à ce qui fait l’honneur d’un militaire.
Jacky Mestries fait une conclusion :
Tous les droits reconnus par notre république au lieutenant X… lui ont été refusés. L’Armée Rouge était plus clémente avec ses membres.


 

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