L’agresseur d’une joggeuse identifié deux ans après

En avril 2016, les gendarmes avaient convoqué 150 jeunes gens pour des prélèvements salivaires. Sans succès.

En avril 2016, les gendarmes avaient convoqué 150 jeunes gens pour des prélèvements salivaires. Sans succès. | Ouest-France

Après plus de 300 prélèvements d’ADN dans le voisinage, l’enquête a payé : un homme de 27 ans a été interpellé près de Dinan et mis en examen pour « viol et agression sexuelle ».

Un homme de 27 ans a été désigné par son DN comme étant l’auteur de l’agression d’une joggeuse de 22 ans, commise le 18 avril 2015 à Trélivan (Côtes-d’Armor). Interpellé mercredi matin, il a été mis en examen après une trentaine d’heures de garde à vue, pour « viol et agression sexuelle » et écroué à Vezin-le-Coquet, près de Rennes. Il a reconnu les faits, mais sans livrer beaucoup d’explications.

C’est ce qu’ont indiqué Christine Le Crom, la procureure de Saint-Malo, et Bruno Graffouillère, le commandant de la compagnie de gendarmerie de Dinan, lors d’une conférence de presse, hier matin. La procédure se poursuit maintenant, avec un juge d’instruction, au tribunal de grande instance de Rennes.

Dans une commune voisine

La jeune femme, qui courait seule en bordure d’un étang, avait réussi à mettre en fuite son agresseur, et s’était précipitée à la gendarmerie, permettant de recueillir aussitôt des traces d’ADN. Le premier intérêt de ces empreintes fut d’écarter catégoriquement le lien éventuel avec un viol commis une semaine plus tard sur une femme de 25 ans près de Vildé-Guingalan, une commune proche.

Les enquêteurs ont d’abord étudié le voisinage pour écarter de leurs soupçons ceux qui ne pouvaient pas se trouver là. Car au moment de l’agression, il y avait beaucoup de monde dans les parages, avec une pêcherie et une rando VTT. Un portrait-robot a été dressé. En avril 2016, des prélèvements salivaires ont été organisés dans la salle des fêtes de Trélivan sur 150 jeunes gens de 15 à 25 ans. Une attention accrue fut portée sur les réfractaires. Sans succès.

De nouveaux prélèvements, portant le total à 300 personnes, ont ensuite été organisés à la gendarmerie jusqu’en février dernier. Mais cette fois avec des hommes venant de communes voisines. Et c’est bien dans l’une d’elles que se trouvait l’agresseur présumé. Celui-ci est « inséré », en dépit de quelques mentions au casier judiciaire, sans rapport avec la délinquance sexuelle.

Outre la mobilisation d’une dizaine de spécialistes des Côtes-d’Armor et de la section de recherches de Rennes, la gendarmerie s’est appuyée sur sa division criminalistique biologie génétique et ses profileurs (Pontoise). « Les enquêteurs n’abandonnent jamais, tant qu’ils trouvent des éléments à exploiter. Nous avons la même détermination pour l’affaire non résolue de Vildé-Guingalan », précise la procureure malouine Christine Le Crom.

Source : Ouest-France

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