“La gendarmerie, la force des temps difficiles”

Le colonel Olivier Le Bianic, en réunion de commandement, et en inspection de la compagnie d'Auxerre. - SALESSE Florian

Le colonel Olivier Le Bianic, en réunion de commandement, et en inspection de la compagnie d’Auxerre. – SALESSE Florian

À la tête du groupement départemental depuis trois ans, le colonel Olivier Le Bianic évoque les défis auxquels doit faire face la gendarmerie de l’Yonne.

Olivier Le Bianic ne fait « pas tout ». Mais il veut être « au courant de tout ». Patron des 589 gendarmes et civils de l’Yonne, le colonel, commandant du groupement de gendarmerie départementale de l’Yonne, se porte garant de la « juste distribution » entre la police administrative et la police judiciaire. Entre la surveillance du territoire et les enquêtes. Alors que les restrictions budgétaires sont de plus en plus pesantes, Olivier Le Bianic se livre à un « combat de tous les jours » pour « rationaliser les actes ».

Quel est le rôle d’un commandant de groupement de gendarmerie? Le premier rôle du commandant est d’assurer une juste distribution des moyens entre la police administrative, première mission de la gendarmerie, et la police judiciaire. Nous devons à tout prix maintenir nos missions : la surveillance générale du territoire, et les investigations. Le commandant se porte garant de cette réalisation. Si l’accent est mis sur l’investigation, il y aura davantage d’interpellations, mais plus de faits commis… Il faut trouver le juste équilibre entre la prévention et la répression.

Ce qui vous expose parfois à des choix cornéliens? Oui. Quand un phénomène émerge, nous devons marcher sur deux jambes, mixer les plans de surveillance et les investigations.

Les restrictions budgétaires vous compliquent-elles la tâche? Dans la mesure où nous sommes conscients de la contrainte, cela nécessite de peser chacune de nos actions. Il n’y a pas de place pour les missions à vide. Néanmoins il faut rationaliser nos actes sans faire peser cette problématique sur la surveillance du territoire. Il est impensable de diminuer notre présence sur le terrain pour une raison de restriction de gasoil. C’est un combat de tous les jours.

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