La gendarmerie exige le retrait des panneaux de Ranimons la cascade!

L'un de ses panneaux fait référence au slogan d'Emmanuel Macron./Photo DDM

L’un de ses panneaux fait référence au slogan d’Emmanuel Macron./Photo DDM

La gendarmerie de Marcillac a exigé, vendredi, le retrait des panneaux de Ranimons la Cascade! que l’association avait installé depuis sept ans aux entrées de Salles-la-Source, sous peine de « lourdes sanctions ». Les autorités ont évoqué « le respect du Code de la route ». Le collectif crie à la censure : face aux pressions, celle-ci a affirmé que ses panneaux resteraient sur place.

Dans un communiqué, l’association s’insurge : « Le gérant de la microcentrale qui assèche la cascade bénéficie d’inexplicables complicités jusque dans une administration qui a orchestré ce véritable fiasco dénoncé par les inspecteurs de la Mission Interministérielle chargée de faire la lumière sur cette affaire ».

« On nous fait taire. On dénonce une application sélective du droit et en même temps une décision politique », martèle Bernard Gauvain, président de l’association.

Un arrêté préfectoral qui ordonnait la fermeture de la microcentrale a récemment été classé en référé par la justice. « Probablement à court d’arguments, la partie adverse voudrait à présent nous faire taire. Alors que subsistent ces irrégularités que nous ne cessons de dénoncer, on vient nous chercher des noises pour deux ou trois panneaux », a expliqué l’association.

Depuis près de sept ans, une vingtaine de membres de l’association se battent pour la préservation de la cascade de Salles-la-Sources. Ils dénoncent ce qu’ils considèrent comme « la plus grande fraude de l’histoire de l’hydroélectricité en France ». A la demande du préfet de l’Aveyron, une mission dépêchée par les Ministères de l’Environnement et de l’Economie avait conclu à un gigantesque « fiasco administratif », préconisant la fermeture de l’entreprise et le retour des biens à l’Etat.

Alors que le préfet demandait en avril 2016, l’arrêt de la microcentrale dans les trois mois à venir, le tribunal administratif de Toulouse a finalement annulé cette décision six mois plus tard.

Source : La Dépêche

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