La gendarmerie de Sarlat (24) et les maires main dans la main

La gendarmerie de Sarlat (24) et les maires main dans la main

Le major Christophe Rilievo (à droite), commandant de la brigade de Sarlat, a présenté les chiffres, avec le commandant Thierry Chopard, commandant de la compagnie de gendarmerie de Sarlat. © Photo

franck delage

Depuis trois ans, à l’initiative du commandant Thierry Chopard, commandant de la compagnie de gendarmerie de Sarlat (24), une réunion d’information se tient avec les maires pour faire un point sur les chiffres de l’année écoulée, aborder des sujets divers concernant la zone de la communauté de brigades de Sarlat (Sarlat, Salignac et Carlux) et améliorer les liens. Cette rencontre s’est tenue lundi matin à la brigade de Sarlat, avec une trentaine d’élus.

« Cette réunion permet de voir les attentes de chacun. Vous avez une responsabilité dans la sécurité. Vous avez un rôle majeur à jouer. Qui mieux que vous connaît votre territoire, votre population ? Vous êtes nos assistants dans la lutte contre la délinquance », a expliqué en préambule le commandant. Pour mieux décrire le travail de la gendarmerie, il fut évoqué en premier lieu l’inflation du temps moyen d’intervention des gendarmes (près d’une heure), de plus en plus appelés sur des tâches chronophages et mobilisatrices de moyens humains.

Régulation sociale

« Plus que jamais, nous avons un rôle de régulation sociale », a précisé le commandant, en prenant des exemples comme les conflits de voisinage, des différends familiaux ou des problèmes sur la voie publique de plus en plus souvent associés à la consommation d’alcool. Ce qui éloigne les gendarmes de leurs missions premières, qui sont la protection de la population et le contrôle du territoire. Ainsi, des hospitalisations d’office de nuit ou des fugues d’enfants avec l’organisation des placements peuvent mobiliser des militaires pendant des heures et devenir de vrais casse-tête.

Selon le commandant, les stupéfiants sont devenus très problématiques. « Il y a eu cette année trois morts par overdose parmi une population toxicomane très importante. Il y a des consommateurs de cocaïne de 15 ou 16 ans. Le cannabis s’est banalisé, avec un jeune sur deux qui en a fumé. C’est une réalité. On ne pourra pas tout faire. Vous avez un rôle dans ce domaine. Ce qui nous intéresse, c’est de faire tomber les réseaux, mais pas que cela. Nous faisons de la répression, mais il faut voir cette problématique et la prendre en compte. »

Un dossier épineux soulevé par le commandant fut « la délinquance itinérante de plus en plus fréquente et organisée ». Pour lutter contre ces méfaits perpétrés majoritairement par des individus en provenance de pays de l’Est et du Sud de la France, une des armes de la gendarmerie est le contrôle routier. Un plan « Salamandre » a été mis en place cette année avec des contrôles sur des passages routiers obligés avec des militaires plus lourdement armés et des herses pour éviter les fuites.

Fondamentaux

En ce qui concerne l’accidentologie, la tranche d’âge la plus touchée est les 40-50 ans, avec comme premier facteur aggravant les comportements, la vitesse inadaptée et l’alcool. La lieutenante Marie Perrier, commandant de la communauté de brigades, a rappelé le durcissement de la loi : « La réponse pénale est très sévère, notamment pour les récidivistes. On risque une peine de prison, la perte de permis, la saisie du véhicule. » Le commandant Chopard est revenu sur le dispositif lors des fêtes de fin d’année pour éviter les vols et cambriolages. Il consiste en des contrôles routiers en fin de journée sur toutes les entrées de la ville, renforcés cette année par la fermeture de la Traverse à la circulation la nuit. « Ce dispositif est réellement efficace. Il y a eu zéro vol. »

Les chiffres de 2014

La gendarmerie a effectué 1 341 interventions l’an dernier. En 2012, la durée moyenne d’une intervention atteignait 46 minutes. Elle a été en 2014 de 59 minutes.
Au niveau de la délinquance générale, 878 faits ont été constatés et 594 élucidés. L’année dernière, 460 atteintes aux biens ont été constatées, 65 cambriolages, 102 vols de véhicules, 256 autres vols (téléphones, carburants, etc.), 100 violences, 130 infractions relevées par l’action des services (travail illégal, législation sur les stupéfiants, recels, etc.), 97 procédures liées aux stupéfiants, 103 escroqueries et infractions économiques et financières (faux en écriture, fausse monnaie, contrefaçons, escroqueries, fraudes fiscales, etc.).
429 personnes ont été mises en cause, 108 ont été placées en garde à vue et huit ont été écrouées.
En matière d’accidentologie, il y a eu un accident mortel, 13 accidents corporels, 108 accidents matériels, 68 alcoolémies, 15 conduites sous stupéfiants et 588 infractions relevées.

Source : Sud-Ouest

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