La gendarmerie de Moissac se dote d’un véhicule banalisé

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Les photos des automobilistes en infraction sont envoyées au centre des infractions à Rennes./ Photo DDM Julie Philippe
Les photos des automobilistes en infraction sont envoyées au centre des infractions à Rennes./ Photo DDM Julie Philippe

Ils veillent sur la sécurité des automobilistes de jour comme de nuit. Souvent peu appréciés des usagers de la route, les huit gendarmes de la brigade motorisée (BMO) de Moissac estiment pourtant leur mission essentielle et vitale. « Nous croyons à ce que nous faisons. Nous pensons notre mission noble. Nous n’avons pas d’intéressements en fonction du nombre de PV mis. Mais le contrevenant habituel sera toujours hermétique à tout discours », explique le major Daniel Dupré, commandant de la brigade.

 

Deux autres véhicules dans le département

 

Depuis cette année, les gendarmes ont obtenu des moyens renforcés pour lutter contre les excès de vitesse. La brigade a été dotée d’un nouveau véhicule banalisé de marque Peugeot. Il s’agit d’un ETM, un équipement terrain mobile. Un véhicule qui permet de passer inaperçu au milieu du flot de voitures, le radar est installé au niveau de la plaque d’immatriculation et ne flashe pas lorsque l’infraction est commise. Un véhicule identique est en service à la gendarmerie de Bressols, un troisième se trouve au commissariat de police de Montauban.

 

L’un des gendarmes présents dans la voiture manie une tablette et inscrit les vitesses autorisées de façon manuelle. D’ici quelques jours, un nouveau logiciel permettra l’actualisation automatique des vitesses. Depuis sa mise en service, les gendarmes saluent cet outil de travail. « Il nous permet d’avoir un spectre plus large et d’agir dans des endroits où l’on ne pouvait pas agir auparavant. » Si le contrevenant est surpris à une vitesse qui nécessite une rétention de permis et si les conditions sont réunies, les gendarmes interviennent. Dans le cas contraire, une fois revenus dans leur caserne, ils transmettent le cumul des infractions au centre national de traitement des infractions routières à Rennes.

1448 infractions graves génératrices d’accidents depuis janvier

Les huit militaires de cette unité ont relevé entre autres depuis le début de l’année : 5 200 infractions à la vitesse constatées par les véhicules automatisés, 230 conduites addictives (alcool/stupéfiants), 1 448 infractions graves génératrices d’accident (téléphones, dépassements dangereux, conduites sans permis…), 130 permis retirés. L’unité exerce 24h/24h et 7 j sur 7.

JULIE PHILIPPE

Source : La Dépêche

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