La gendarmerie contre-attaque pour déjouer les cambriolages

Le chef d'escadron Bruno Perret, ici en plein contrôle lors d'un dispositif anti-cambriolages, dirige le Gelac de Niort.

Le chef d’escadron Bruno Perret, ici en plein contrôle lors d’un dispositif anti-cambriolages, dirige le Gelac de Niort. – (Photo archives NR)

Les cambriolages restent le point noir en termes de délinquance dans le département. Pour y faire face, la gendarmerie vient de créer deux groupes spécifiques sur Niort et Parthenay.

Nom de code « Gelac », pour Groupe d’enquête de lutte anti-cambriolages. Face à la recrudescence des « casses » en Deux-Sèvres – + 29 % entre le premier semestre 2012 et les six premiers mois de 2013 (1) –, le groupement départemental de gendarmerie a créé, la semaine passée, deux unités spécifiques, l’une sur l’arrondissement de Niort, l’autre sur les secteurs de Parthenay et de Bressuire.

Chacun des « Gelac » (2), dont la durée de vie s’avère limitée en fonction des moyens humains et financiers, comprend six gendarmes, deux enquêteurs de brigades de recherches et quatre militaires de brigades de proximité, des officiers de police judiciaire (OPJ) pour la plupart.

“ Du travail de fourmi ”

Cette augmentation du nombre de cambriolages s’inscrirait « dans la norme nationale, tempère le colonel Guillaume Jacquet, commandant le groupement de gendarmerie des Deux-Sèvres. Quand bien même, cela reste problématique. »
Ces deux unités sont placées sous la direction des chefs d’escadron Bruno Perret, commandant la compagnie de Niort, et Olivier Martel, commandant la compagnie de Parthenay. Avec chacun sa spécificité : les résidences principales et secondaires de particuliers pour le sud du département, les locaux industriels, commerciaux et financiers pour le nord.
L’objectif des « Gelac », c’est bien sûr de résoudre les vols par effraction. « Du travail de fourmi », prévient le colonel Jacquet, qui a décidé la création de ces groupes après un état des lieux dressé durant le dernier mois d’août. Pour ce faire, les forces en présence peuvent s’appuyer sur l’expertise d’un analyste criminel.

Les cambriolages ont augmenté de 29 % sur la même période entre 2012 et 2013

Au-delà du volet opérationnel, Guillaume Jacquet insiste sur un point : « Le but reste d’empêcher les cambriolages en déterminant les secteurs les plus sensibles afin d’orienter nos lieux de patrouilles. » Déjà, sur Parthenay, on sait que les mairies et les établissements scolaires sont particulièrement surveillés.
Quant à savoir qui sont les auteurs de ces « casses », qui peuvent survenir par vagues, la réponse n’a pas changé : « Il s’agit de délinquance locale, à laquelle s’ajoute de la délinquance itinérante, précise le colonel Jacquet. Nous, elle vient de la région nantaise. Et plus on s’approche de Nantes, plus le nombre de cambriolages augmente. »

nr.niort@nrco.fr

(1) 631 faits contre 487 sur une zone excluant les villes de Niort, Chauray et Thouars, dont la sécurité est assurée par la police nationale. (2) Un premier « Gelac » avait été mis en place courant 2011 : il avait permis la résolution de 21 cambriolages.

Aurélien Douillard

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