La gendarmerie à bras le CORG

Le préfet est resté très attentif aux explications du capitaine Coffinier (à droite).

Le préfet est resté très attentif aux explications du capitaine Coffinier (à droite).

LAON – Lorsque vous composez le 17, ce sont eux que vous avez au bout du fil. Ils sont quinze militaires qualifiés opérateurs à répondre 24 heures sur 24 aux sollicitations de la population axonaise et à provoquer les interventions des unités de gendarmerie disponibles.

Et la visite d’Hervé Bouchaert, préfet de l’Aisne, mercredi soir au Centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie (CORG) à Laon, n’a rien changé aux habitudes de cette machine bien huilée, de jour comme de nuit. C’était simplement « l’occasion pour le préfet de rencontrer les forces vives de l’Aisne, la gendarmerie et de connaître le fonctionnement du CORG », souligne le capitaine Coffinier, à la tête du centre.

Près de 5 000 interventions en 2013

Et les appels sont plutôt nombreux. En 2012, l’activité du quart opérationnel du CORG a correspondu au traitement de 74 226 appels de jour et 49 613 appels de nuit qui ont généré 6 948 interventions. En 2013, du moins jusqu’au 31 août, les gendarmes opérateurs ont déjà reçu 52 690 appels de jour et 34 668 de nuit pour 4 331 interventions. « 11 % des appels sont traités, les 89 % restants sont pour des conflits de voisinage, des tapages, des violences intrafamiliales, des sollicitations à caractère social », précise le colonel Mendès, le commandant de groupement depuis le 1er août. « On ne va pas se plaindre du contact avec la population », rebondit Eric Coffinier.
Le CORG assure donc la veille opérationnelle du groupement de gendarmerie et recueille en temps réel les renseignements transmis par les patrouilles qui sont engagées sur le terrain (794 communes de l’Aisne sur 816, 71 % de la population, le reste étant couvert par la zone police). Il se compose, en plus des quinze militaires opérateurs, d’une cellule renseignement de quatre gendarmes analystes. Ces derniers traitent les messages d’information relatifs à la sécurité et la tranquillité publique, analysent les données avant de les intégrer dans une base informatique nationale de sécurité publique (BDSP), partagée avec la police nationale. Il s’agit de « pouvoir renseigner directement Paris sans avoir d’intermédiaire », assure le capitaine Coffinier.
Quant au quart opérationnel du CORG, il commande et gère les interventions en fonction de l’urgence, coordonne les opérations lorsque plusieurs patrouilles sont engagées sur le terrain, assure le suivi des transports sensibles par la route et la voie ferrée (équipement nucléaire civil et militaire, armes et munitions ou détenus particulièrement signalés) et la coordination des plans de secours et d’intervention. Il sollicite également le renforcement des groupements de gendarmerie départementale limitrophes et la mise à disposition des moyens spéciaux (équipes cynophiles, hélicoptères, plongeurs, négociateurs ou encore groupes d’intervention). En bref, assurer une sécurité à toute épreuve au bénéfice de la population axonaise.

Source : L’Aisne Nouvelle

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