La drogue, point noir de l’Eure-et-Loir en 2017

La drogue, point noir de l'Eure-et-Loir en 2017

Le bilan 2017 de la police et de la gendarmerie est globalement rassurant en Eure-et-Loir. Mais les trafics de stupéfiants mettent une ombre au tableau.

Moins de violences, moins de vols de véhicules, mais un peu plus de cambriolages. La délinquance a globalement poursuivi son recul, en Eure-et-Loir, en 2017, avec une baisse de 1,54 % du nombre d’affaires enregistrées par les services de police et de gendarmerie.

Un bilan satisfaisant, estime la préfète d’Eure-et-Loir, Sophie Brocas, qui met en avant la mobilisation des services publics : « Ils ont des bons résultats. Les clignotants sont au vert. On vit plus en sécurité ici que dans d’autres départements. »

De 1.700 à 1.250 cambriolages par an

Le nombre de cambriolages a augmenté, en 2017, mais on est loin du niveau de 2013. Le colonel Luc Guyennon, commandant le groupement de gendarmerie d’Eure-et-Loir, souligne : « Nous sommes passés, en cinq ans, d’une moyenne annuelle de 1.700 cambriolages à 1.250. Ce n’est pas le fruit du hasard. Nous faisons des relevés systématiques et nous travaillons avec l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante. Cela nous a permis de mettre au jour des réseaux de Colombiens et de Péruviens, qui venaient commettre des cambriolages dans le département. »

Les services de police, qui interviennent dans les zones urbaines de Chartres et de Dreux, ont comptabilisé une hausse du nombre de vols par effraction, en particulier dans les résidences principales (+18,8 %).

Le commissaire Mathieu Bernier, directeur départemental de la sécurité publique d’Eure-et-Loir, souligne : « On observe moins de vols dans les locaux industriels qui sont mieux protégés. »

Les violences poursuivent globalement leur recul (-2,94 %). En zone gendarmerie, cette baisse est essentiellement due à la diminution du nombre de violences physiques non crapuleuses (-10,4 %).

L’un des principaux sujets de préoccupation des forces de l’ordre reste la lutte contre les trafics de stupéfiants. « C’est un vrai problème dans le département, où de plus en plus de réseaux sont démantelés », relève le procureur de la République de Chartres, Rémi Coutin.

Radicalisation. Un plan départemental de prévention de la radicalisation a été élaboré pour 2017 par la préfecture : « Les principales actions seront menées, notamment, auprès des femmes, de la communauté musulmane, des clubs sportifs et de l’Éducation nationale ».

Source : L’Echo Républicain

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