La députée déplore la forme

Pour la députée, la fermeture de la gendarmerie ne doit pas être prise sans consultation des élus. Photo archives Cyrille Coutenceau

Pour la députée, la fermeture de la gendarmerie ne doit pas être prise sans consultation des élus.

Photo archives Cyrille Coutenceau

Si Édith Gueugneau critique la manière dont a été géré le dossier de la fermeture de la gendarmerie de Joncy, elle en comprend les motivations.

Pour le maire de Joncy, Étienne Richard, le soutien d’Édith Gueugneau, députée de la deuxième circonscription de Saône-et-Loire, dans la lutte contre la fermeture de la gendarmerie, est un atout supplémentaire. En effet, après la mobilisation du village et la rencontre de l’édile joncynois avec le préfet, fin avril, le seul espoir pour les élus, c’est que le ministère ne valide pas le projet proposé conjointement par la gendarmerie et la préfecture.

Manuel Valls interpellé

De par sa fonction de député, Édith Gueugneau a pu interpeller le ministre de l’intérieur Manuel Valls sur le sujet. Pour l’instant elle reste cependant sans nouvelles de ce dernier.

Elle semble finalement plus critiquer la forme que le fond. En effet elle explique : « Je comprends la hargne et la détresse du maire et des élus, confrontés à une décision presque prise ». Elle ajoute : « On peut déplorer la forme. J’ai fait des courriers, j’ai rencontré Manuel Valls, je l’ai interpellé sur la façon dont a été mené le projet sur le territoire, il n’y a pas eu de consultation avec les élus ». Preuve en est d’ailleurs, elle ne connaît même pas la date à laquelle sera prise la décision. Cependant sur le fond elle semble mieux comprendre : « Je n’ai peut-être pas tous les éléments mais apparemment, il n’y avait pas eu de réorganisation de la gendarmerie depuis 1800. Il y a une nouvelle façon de travailler, de nouveaux moyens… Ça ne me choque pas. La délinquance à changer. Il y a une question d’organisation et d’efficacité. »

Un projet en parallèle

Si la gendarmerie devait fermer : « Il faudra un nouveau projet, reconstruire quelque chose en parallèle, comme un centre de l’enfance par exemple. Le préfet s’est engagé à apporter des financements. »

Enfin elle conclut : « Nous, élus ruraux, nous faisons tout pour défendre notre territoire. Sur la question de la réorganisation d’une entité de ce genre, associer les élus, c’est imparable. »

Source : Le Journal

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