La caserne de gendarmerie enfin inaugurée

Les Riceys- Après Méry-sur-Seine en 2011, c’est au tour des Riceys de se doter d’une nouvelle gendarmerie, plus grande, plus fonctionnelle et mieux équipée

C’est devant un parterre de personnalités que s’est déroulée vendredi l’inauguration de la nouvelle caserne de gendarmerie des Riceys. Le député-maire Jean-Claude Mathis était de la partie, tout comme le préfet Christophe Bay. Une caserne vraiment nouvelle ? Oui et non. Si le ruban bleu blanc rouge n’a été découpé qu’en ce début de mois de juillet, voilà presque un an que les gendarmes l’ont investie. L’emménagement dans les nouveaux locaux s’est en effet déroulé en août 2012, juste avant la vendange et après une période de travaux de près de 15 mois. Le permis de construire avait, lui, été délivré fin 2010. Pour la conception, il a fallu tenir compte de certaines contraintes architecturales, avec la présence de bâtiments classés monuments historiques non loin. Situés jusque-là en plein centre-ville, les gendarmes ressentaient le besoin de changer d’installations. Le bâtiment qu’ils occupaient datait en effet de 1854 et devenait vétuste.

Des conditions de travail améliorées

Aujourd’hui, les conditions de travail se trouvent améliorées puisque les locaux s’étendent sur environ 220 m2. Ils sont compatibles avec les nouvelles normes, et se sont adaptés aux changements du métier, dictés par les évolutions de la procédure pénale. À titre d’exemple, une salle est spécialement dédiée aux rencontres entre les personnes incriminées et leur avocat, dans la plus stricte intimité. « Sur le plan de la confidentialité, le gain est énorme, indique le capitaine Pierre, nous disposons, entre autres, d’une pièce équipée avec une glace sans tain, qui permet de présenter un suspect à une victime sans que celle-ci n’ait à affronter la personne qui l’aurait agressée. Il nous faut éviter au maximum le traumatisme. » Dans son allocution, Jean-Claude Mathis a abondé en ce sens : « Gardons à l’esprit que beaucoup de personnes ne se rendent pas à la gendarmerie de gaîté de cœur, c’est pourquoi nous devons veiller à les accueillir dans des conditions optimales. » En tant que maire des Riceys, il a été l’un des moteurs du projet puisque la commune a déboursé plus d’un million d’euros. À noter enfin que les bâtiments ont été pensés pour favoriser l’accueil des personnes à mobilité réduite.

Les familles pas oubliées

La brigade abrite à plein-temps 6 gendarmes mais aussi leurs familles. Des logements ont été construits pour les héberger : 5 sont sortis de terre, deux F5 et trois F4, ainsi qu’un studio destiné à un gendarme adjoint volontaire. Une séparation nette a été mise en place avec les bureaux, de façon à dissocier vies personnelle et professionnelle. Située rue du Parc Saint-Vincent, la gendarmerie fait face à la maison médicale, à la pharmacie ou encore à l’école. Elle est toute proche également d’un ensemble pavillonnaire. « Le gendarme doit toujours essayer de vivre au cœur de la cité, assure le capitaine Pierre, notre simple présence, avec la rotation des véhicules et la vision de nos équipes envoie un signal. Je ne pense pas que quelqu’un osera s’en prendre à la pharmacie par exemple ! » D’ici quelques années, il est possible que d’autres brigades changent de locaux. À Brienne-le-Château notamment, où ces derniers commencent à accuser le poids des ans.

Source : L’Est Eclair

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