Insolite Louhans : la gendarmerie volée

L’intégralité des unités opérationnelles de la gendarmerie est basée à Châteaurenaud dont le groupe de commandement de la gendarmerie, la brigade de recherches, le PSIG, la brigade de Louhans et la BMO. Photo archives JSL

L’intégralité des unités opérationnelles de la gendarmerie est basée à Châteaurenaud dont le groupe de commandement de la gendarmerie, la brigade de recherches, le PSIG, la brigade de Louhans et la BMO. Photo archives JSL

Le butin dérobé au détriment des gendarmes bressans est maigre mais fâcheux. Un délit rare dans la région.

Le délit est exceptionnel concernant la cible et d’un effet plutôt négatif pour l’image des gendarmes et pourtant ce sont eux les victimes. Selon nos informations, la compagnie de gendarmerie de Louhans a été l’objet d’un cambriolage dans la nuit de dimanche à lundi dernier. Le ou les auteurs se sont introduits avec facilité dans les locaux récents des militaires sans commettre une spectaculaire effraction pour y dérober au final plusieurs objets dont des téléphones portables, de la menue monnaie et, selon nos informations, des produits stupéfiants saisis lors de précédentes enquêtes auraient également disparu. C’est le matin en arrivant sur leur lieu de travail que les gendarmes ont constaté la mésaventure. Un maigre mais fâcheux butin qui doit laisser perplexes les enquêteurs saisis par le parquet de Chalon, la Section de recherche de gendarmerie de Dijon.

Pas d’arme dérobée

Une enquête a été ouverte pour connaître le profil de ces personnes qui ont pris des risques conséquents pour voler en pleine nuit une compagnie alors qu’une soixantaine de militaires résident avec leurs familles sur le même site et qu’une équipe d’unité du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) effectue des allées et venues lors de ses patrouilles. Que voulaient donc voler les auteurs ? Aucun papier sensible lié à une procédure pénale en cours n’a été dérobé et contrairement à la rumeur publique qui circule en Bresse, aucune arme n’a été volée non plus. Toutes les pistes sont étudiées et des premières enquêtes de voisinage ont été réalisées.

L’affaire, très sensible pour l’institution, est traitée dans la plus grande discrétion. La facilité avec laquelle les voleurs ont pu s’introduire dans les locaux professionnels reste troublante. S’agit-il d’un banal vol ? D’une vengeance ? D’une provocation ou d’une démarche plus affirmée d’une bande organisée ?

Il y a plus d’un mois, ce sont des logements de gendarmes chez les voisins du Jura à Tavaux qui ont été visités. Une simple montre y avait été dérobée.

Source : Le Journal

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