« Ils voulaient taper du gendarme »

Trois des agresseurs des gendarmes, la nuit du 13 au 14 juillet à Bonneval, ont été présentés devant le tribunal.

A en croire les gendarmes, la scène avait été d’une violence inouïe. « Si ça n’avait pas été des militaires du PSIG (Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie), particulièrement entraînés, il y aurait pu y avoir un drame  » insiste le lieutenant-colonel Le Bras, commandant de la compagnie de gendarmerie de Châteaudun. Pourtant, à l’origine, il ne s’agissait que d’une patrouille de routine.

« Lorsque nous sommes arrivés en centre-ville, il y a eu des jets de bouteilles de bières sur les voitures, sans aucune raison » raconte l’un des militaires. « On a entendu “ à mort, à mort” ». Très vite, les esprits s’échauffent. « Nous sommes sortis des véhicules pour repérer les meneurs. Il y avait cinquante à soixante personnes hostiles devant nous. Nous avons réussi à interpeller un homme qui avait jeté une bouteille ». Malgré les jets de gaz lacrymogène et l’utilisation d’un Taser, les gendarmes sont très vite débordés. L’un d’eux reçoit un coup de poing au visage, alors qu’un de ses collègues de la brigade cynophile est projeté à terre. « Plusieurs individus se sont précipités sur lui et le frappaient à la tête à coups de pieds ».

« Un guet-apens »

A l’audience du tribunal le gendarme blessé, entouré d’une douzaine de ses collègues venus le soutenir, porte une minerve.

« Ils nous ont tendu un guet-apens. Ils voulaient taper du gendarme » assure le lieutenant-colonel Le Bras. D’ailleurs un élément paraît venir en soutien de cette thèse. Après ce premier épisode, les gendarmes sont de nouveau appelé à Bonneval après le bris d’une vitrine. « On sentait que nous étions attendus. Mais cette fois, nous étions casqués et armés. Ils n’ont pas bougé ». Les trois hommes présentés en comparution immédiate, âgés de 19 à 32 ans, reconnaissent en partie les faits tout en les minimisant. « Nous avions beaucoup bu. Quand j’ai vu mon ex-beau-frère prendre un coup de matraque avant d’être embarqué, ça m’a rendu fou » avoue le principal prévenu. Âgé de 27 ans, il est le seul à être en détention provisoire. Le plus âgé nie pratiquement toute implication. Pourtant il a été reconnu par certains gendarmes comme étant l’auteur du coup de poing au visage de leur collègue. Le procureur de la République, scandalisé par ces « actes inadmissible » réclame « une réponse ferme de la justice ». Les trois hommes ont été condamnés à des peines de prison ferme. Le principal prévenu à un an avec maintien en détention, les deux autres à dix mois et à six mois.

Jacques Joannopoulos

Source : EchoRépublicains

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