Il « s’embrouille » avec sa compagne devant la gendarmerie : 6 mois ferme

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«C’est une histoire banale, le petit pleurait, j’étais énervé contre une autre voiture, on s’est embrouillés… » Dans le box des prévenus, le jeune père de famille, 20 ans, jugé en comparution immédiate s’en mord les doigts. Mardi soir, près de la gendarmerie du Teil, alors qu’il s’énervait contre sa compagne, un militaire qui rentrait chez lui l’a vu la bousculer.

Et quand il est intervenu pour lui dire de se calmer, il s’est vu outrager par le jeune homme. Qui a ramassé une pierre quand d’autres gendarmes sont venus en renfort, et qui a continué à se débattre même une fois au poste, blessant l’une des gendarmes.

« Vous ne vous dites pas que c’est allé beaucoup trop loin ? » l’interroge Jacques Vuillet, le président du tribunal correctionnel de Privas.

« Une scène extrêmement violente »

Dans le box, le prévenu s’explique, la gorge serrée : originaire de la région parisienne, il a été placé tôt, « a fait beaucoup de bêtises » quand il était mineur, « mais depuis que je suis en Ardèche, j’ai tout arrêté ! » En effet, il a un logement, un travail en intérim, car il a arrêté son apprentissage pour gagner plus d’argent pour élever son enfant. « Il est là, il en veut ! » résume Me Carole Muzi, son avocate, qui tempère : « S’il avait discuté calmement avec le gendarme, on ne serait pas réuni aujourd’hui. »

Ce qui n’excuse pas la « scène extrêmement violente » décrite par Magali Romero, représentante du parquet, qui a requis 18 mois de prison dont 12 mois de sursis avec mise à l’épreuve (SME) et un mandat de dépôt. Le jeune père de famille écope finalement de 15 mois dont 9 SME, sans mandat de dépôt. Soit six mois de prison ferme, potentiellement aménageable par le juge des libertés et de la détention. « Il va falloir saisir cette ultime chance qui vous est laissée », conclut le président.

Source : Le Dauphiné

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