Il menace de faire sauter la brigade de gendarmerie à Ribemont

La vodka l’a rendu amnésique mais le tribunal correctionnel lui a rafraîchi la mémoire.

Les deux copains ont bu de la vodka toute la journée.

Les deux copains ont bu de la vodka toute la journée. – (Ph. d’illustration)

Ce puissant amnésique qu’est la vodka n’a pas rendu la mémoire à Mickaël Batermann. L’homme de 33 ans est incarcéré depuis la fin de l’année dernière. Le 28 décembre, il a passé une bonne partie de la journée à boire de l’alcool. «  On a bu une bouteille de vodka à deux, j’en ai achetée une autre et après c’est le trou noir, jusqu’à la garde à vue  », explique-t-il, mardi 6 mars, devant le tribunal correctionnel.

« Sous le coup de l’énervement, j’ai pu dire des choses assez dures »

Mickaël Batermann, prévenu, 33 ans

Son copain est assis sur le banc des parties civiles. «  Ce n’était plus lui, c’était quelqu’un d’autre.  » Avant de retrouver les geôles de la brigade de gendarmerie, les deux hommes se sont battus. Parce que le sujet de la mère de Michaël Batermann s’est invité dans la conversation. Et à partir de là, la beuverie s’est arrêtée pour laisser place à la violence. Le père de la victime, 80 ans, a été sérieusement bousculé. Des chaises comme du mobilier ont volé dans la maison.

Mickaël Batermann s’est saisi d’un couteau. Lorsque la victime est sortie dans la rue pour héler des gendarmes à proximité, il était torse nu et le visage ensanglanté. À 20 heures, les gendarmes se rendent donc chez lui et découvrent le tableau. L’agresseur, qui tentait de se sauver, a été interpellé. Il a refusé que les gendarmes lui passent les menottes, il les a insultés et, en prime, a menacé «  de faire sauter la brigade de gendarmerie  ».

Des menaces dont il ne se souvient aucunement. «  Sous le coup de l’énervement, j’ai pu dire des choses assez dures  », reconnaît-il tout de même. En garde à vue, selon la procureure, « il a passé 20 minutes à se cogner la tête contre les parois de sa cellule ». Et s’il boit, « c’est parce qu’il s’ennuie ». Pour le remettre sur le bon chemin, le tribunal l’a sanctionné de trois ans de contrainte pénale, un suivi très renforcé avec l’obligation de trouver un emploi ou une formation. Sinon, ce sera dix mois de prison.

G. CA.

Source : Courrier Picard

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