Hommage unanime à Michel Devay, ancien maire

201809141204-full«La douleur de l’avoir perdu ne doit pas nous faire oublier le bonheur de l’avoir connu», a déclaré Pierre Miette, président l’Union des retraités de la gendarmerie./ Photo DDM, M. V.

Les émouvantes obsèques de Michel Devay ont uni dans la compassion ses concitoyens pour qui il s’était dévoué, ses collègues de la gendarmerie, les conseillers départementaux du canton, les élus des communes voisines et les employés communaux lors de la cérémonie des funérailles célébrée par l’abbé Georges Passerat.

Les différents orateurs ont rendu hommage à Michel Devay en retraçant une vie d’engagement et de dévouement. Michel Devay est né le 27 octobre 1948, à Montauban, et a grandi à Orgueil, dans la ferme familiale; une enfance simple et heureuse débouchant sur le certificat d’études primaires à la fin de sa scolarité. Il travaille alors sur l’exploitation jusqu’à son service militaire effectué à Neuf-Brisach, dans le Haut-Rhin. à l’âge de 22 ans, après un emploi à l’usine de Villemur-sur-Tarn, il intègre l’école des sous-officiers de gendarmerie de Châtellerault, dans la Vienne. Il commence alors une carrière dans la gendarmerie mobile qui débute à l’escadron de Chantilly-sur-Marne (Oise), où il passe quatre ans.

Le 12 septembre 1972, il épouse Michèle Campadieu, de Dieupentale, qui lui donnera deux enfants, Béatrice et Jérôme. à leur tour, ils agrandiront le cercle familial avec quatre enfants : Dorian, Estelle, Thomas et Gabriel. Ce sera un couple uni malgré les deuils et les épreuves.

Il rejoint alors la gendarmerie territoriale avec un premier poste, de 1970 à 1974, à Saint-Girons (Ariège). Ayant obtenu le difficile concours d’officier de police judiciaire, il choisit, en 1979, la section de recherche, à Toulouse, où il restera cinq ans. Il est promu maréchal des logis-chef en 1984, à la brigade de Balma, puis adjudant, à la brigade de Saint-Orens, et enfin, il retourne, comme commandant de brigade, à Balma, avec le grade d’adjudant -chef. En 1998, il réussit le concours de major et prend le commandement du centre opérationnel de la gendarmerie, à Cahors, où il prend sa retraite en 2003, tout en intégrant la réserve opérationnelle de Montauban, jusqu’en 2008. La Médaille militaire, la médaille de la Défense nationale et la médaille de la réserve opérationnelle honorent un homme de devoir et de grande rectitude morale.

Son engagement municipal

En 2008, il est élu dans la municipalité de Jean-Bernard Lacaze; il occupe le poste de premier adjoint, et il a eu la joie de marier son fils Jérôme. Conduisant sa propre liste, il est élu maire en 2014. Il assumera cette fonction avec dévouement et pugnacité, proche des jeunes et au plus près de ces concitoyens, privilégiant l’intérêt collectif aux intérêts particuliers. Il mènera à bien de nombreux projets, comme l’extension de l’école ou le city stade. Mais en juillet 2017, il doit affronter la maladie. Il ne baisse pas les bras, mais en juin 2018, la maladie le contraint à laisser toutes ses activités et à passer la main.

Après un douloureux combat, il s’est éteint sereinement, avec les sacrements de l’Église.

à l’issue de la cérémonie, les drapeaux lui ont rendu un dernier hommage.

Avec tous ceux qui l’ont connu et apprécié, nous présentons nos condoléances à sa famille, à qui il a transmis les valeurs qui ont guidé sa vie.

Source : La Dépêche du Midi

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