Hommage aux trois gendarmes tués dans le Massif du Mont-Blanc

La cérémonie en hommage aux trois militaires s’est déroulée ce mercredi matin, à Privas. Les familles, mais aussi des anonymes étaient présents sur la place du Champ de Mars.

Deux cercueils et une photo, lors de la cérémonie – Florence Gotschaux © Radio France

La cérémonie d’hommage aux trois gendarmes morts dans le Massif du Mont-Blanc, s’est déroulée ce mercredi (10 juillet 2013), à Privas.

Les trois militaires ardéchois, âgés de 29, 33 et 44 ans, (basés au Béage et à Ruoms), tous membres du tout nouveau Groupe Montagne Gendarmerie, se sont tués en dévissant, lors d’un entrainement à l’Aiguille du Midi. Une chute de 1.000 mètres, il y a dix jours (mardi 2 juillet).

Cérémonie en hommage aux trois gendarmes tués dans le Massif du Mont-Blanc, à Privas – Florence Gotschaux © Radio France

Et lors de la cérémonie, seuls deux cercueils étaient présents, place du Champ de Mars. Ceux de l’Adjudant Emmanuel Potentier et le Maréchal des Logis Chef Olivier Rouch. Le corps de l’adjudant-chef André Turquat n’a toujours pas été retrouvé dans le massif.

 

C’est le directeur général de la gendarmerie, Denis Favier, qui a pris la parole, lors de cette cérémonie,

La médaille militaire a été décernée aux trois gendarmes.

Pendant la cérémonie, les gendarmes de toute la France ont respecté une minute de silence.

A l’issue de l’hommage, des cérémonies religieuses ont eu lieu en privé dans le Gard et l’Hérault, d’où étaient originaires, l’Adjudant Emmanuel Potentier et le Maréchal des Logis Chef Olivier Rouch.

Le corsp de l’Adjudant-Chef Turquat toujours introuvable.

La famille de l’Adjudant-Chef André Turquat doit faire son deuil sans la dépuille du gendarme. Son corps est toujours dans la montagne.

Quand le groupe a dévissé, la corde s’est rompue dans la chute. Et si les corps de l’Adjudant Potentier et du Maréchal des Logis Chef Rouch ont pu être ramenés le soir-même, le troisième militaire reste introuvable.

Des recherches particulièrement périlleuses.

Son corps a pu tomber dans une crevasse, ou être recouvert par la neige. Et le retrouver s’avère particulièrement dangereux pour les secouristes du PGHM, le Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne. La zone est exposée aux chutes de séracs… ces gros blocs de glace qui peuvent se détacher à chaque instant. Impossible de mettre au sol une équipe de recherche.

Ca ne veut pas dire qu’il n’y a plus aucune chance de retrouver le corps du gendarme. Les glaciers bougent, le terrain change, et la montagne rend parfois ceux qu’elle a emportés.

Le PGHM tient un fichier des personnes disparues dans le massif. Avec même de l’ADN répertorié, pour comparer et identifier un alpiniste, quand un corps est retrouvé.

Source et reportages audios : France Bleue

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