Hommage à Gwladys, fonctionnaire de police hérimoncourtoise tuée accidentellement à Paris

Le 19/03/2019

Ce mardi, à 15 h, à Héricourt, un hommage sera rendu à Gwladys Momier, une Hérimoncourtoise de 26 ans, gardien de la paix à Paris. Elle est décédée dimanche 10 mars. Un adjoint de sécurité se serait amusé avec son arme et aurait tiré accidentellement sur la jeune femme, sa collègue.

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Aucune colère dans la voix de sa tante : « C’est un accident bête. On n’a rien d’autre à dire si ce n’est que Gwladys laisse beaucoup d’amis et que nous sommes anéantis. » Ses parents observent la même dignité teintée de fatalisme : « La vie lui a été enlevée tragiquement, laissant sa famille et sa brigade dans le désarroi. »

« La police, sa seconde famille »

A Hérimoncourt, où Gwladys Momier a grandi, mais aussi sur les bancs de l’école de police de Montbéliard où elle a suivi une formation d’adjointe de sécurité (ADS), son décès a provoqué une onde de choc. La vie de cette femme gardien de la paix de 26 ans, ancienne footballeuse du club de Valentigney, décrite comme enjouée, volontaire, s’est arrêtée brutalement le dimanche 10 mars. Le drame a eu lieu dans les locaux de la Police judiciaire (PJ) de Paris où elle travaillait. Selon les premières investigations, un jeune collègue adjoint de sécurité se serait amusé avec son arme de service. Un coup serait parti par accident atteignant mortellement (à la tête) la jeune Doubienne. Le suspect, suspendu, est mis en examen pour homicide involontaire par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité. Il a été placé sous contrôle judiciaire (1).

Deux hommages ont été rendus à la victime à Paris. « Les agents de la Police judiciaire et la Préfecture de Paris nous ont reçus et soutenus de manière exemplaire. Gwladys s’était très bien intégrée à son équipe, qui est dévastée », tient à souligner sa tante.

Scolarisée à Audincourt (école Notre-Dame), à Hérimoncourt (collège des 4 Terres) puis à Valentigney (lycée Armand-Peugeot), la Doubienne avait été affectée à la Police aux frontières (PAF) de Saint-Louis après sa formation d’ADS à Montbéliard. Plus d’un an de mission sur le terrain la conforte dans son envie d’embrasser la carrière de policier. À la rentrée 2016, elle passe le concours de gardien de la paix et effectue neuf mois de formation à l’école de police de Roubaix. « Gwladys avait défilé sur les Champs-Élysées avec sa promotion en 2017 lors du 14-Juillet », se souvient, non sans fierté et sans émotion, sa mère.

Depuis le mois d’octobre de la même année, l’Hérimoncourtoise était affectée à la PJ, dans le XIIe , rue du Bastion : « Son métier la passionnait. Elle avait trouvé une seconde famille au sein de la police de Paris. » Fille unique de Frédérique et Jean-Luc Momier, qui travaillent tous deux chez Peugeot, Gwladys était un rayon de soleil pour tout son entourage. Promise à un très bel avenir professionnel, cette fan de foot (qui s’entraînait toujours) a été fauchée dans la fleur de l’âge. Ce mardi, à 15 h, un hommage public sera rendu au gardien de la paix Momier. Il se déroulera à la salle omniculte du crématorium d’Héricourt.

(1) Une enquête est menée par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Vous pouvez rendre hommage au défunt sur sa page commémorative sur le site Libra Memoria et présenter vos condoléances à ses proches en témoignant votre sympathie.

Armes : une formation optimale

À la nouvelle de l’accident, lundi 11 mars, alors qu’il ne connaissait pas encore l’identité de la victime, le directeur de l’École nationale de la police de Montbéliard a réuni les élèves (l’effectif comprend les gardiens de la paix, cadets de la République, adjoints de sécurité) pour les sensibiliser à l’usage des armes de service : « Ils bénéficient d’une formation optimale et continue. Mais cette piqûre de rappel était essentielle. Il y a suffisamment de règles de sécurité. Cet accident n’aurait jamais dû arriver », tranche Denis Wuhrlin. Il a remarqué, ce jour-là que des élèves étaient bouleversés : « C’étaient des amis de Gwladys Momier. Aujourd’hui en formation “gardien de la paix’’, ils avaient suivi le cursus “adjoint de sécurité’’ avec elle. » Ce mardi, une délégation de l’école et des amis de la victime participeront à l’hommage organisé à Héricourt. Les adjoints de sécurité (à l’instar du jeune collègue de l’Hérimoncourtoise) sont des contractuels. Ils exercent leurs fonctions trois ans et sont habilités à porter une arme au cours de leur service.

A. L.

Source : L’Est Républicain

 

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