Hesdin: l’agresseur à la machette avait provoqué au téléphone les gendarmes

D. G. est sorti libre du tribunal correctionnel de Boulogne, mais avec une peine d’un an de prison avec sursis au-dessus de la tête. Samedi, il avait menacé trois gendarmes avec une machette avant d’être maîtrisé.


Samedi soir, dans la rue de Fressin, à Hesdin, la confrontation avec les gendarmes aurait pu tourner mal.

Samedi soir, dans la rue de Fressin, à Hesdin, la confrontation avec les gendarmes aurait pu tourner mal.

Jusque-là, D. G., 27 ans, n’avait jamais fait parler de lui. Inconnu des services de la gendarmerie, samedi soir, il est devenu subitement en très mauvais termes avec trois d’entre eux. Ce jour-là, il avait bu. Le dimanche précédent, sa compagne avait rompu. Samedi soir, il a toqué à sa porte, rue de Fressin. Ils sont peut-être séparés mais ils sont tout de même voisins. La discussion s’envenime, un voisin demande à D. G. de quitter les lieux. Et son ex-compagne le prévient qu’elle va appeler les gendarmes.

D. G. revient chez lui, s’empare d’une machette qu’il a achetée le lundi précédent et va se tapir dans un recoin sombre de la rue de Fressin. Il prend le soin de composer le 17 sur son téléphone portable. Au bout du fil, les services de la gendarmerie d’Arras. « Ils peuvent venir les gendarmes, je les attends », s’écrit-il.

Effectivement, trois gendarmes ne manquent pas d’arriver sur les lieux. Ils tombent sur un homme qui les insulte copieusement en faisant de grands moulinets avec sa machette dont la lame fait 55 cm… Une situation qui peut vite devenir périlleuse et qui risque même de tourner au drame. Un gendarme finit tout de même par le plaquer au sol.

D. G. s’est retrouvé devant les juges, lundi après-midi dans le cadre de la comparution immédiate. Devant eux il reconnaît avoir bu ce soir-là. Oui, il avait bien une machette mais il jure qu’il n’a fait aucun geste menaçant avec.

Les juges ont tout de même demandé à D. G. pourquoi il avait acheté cette machette juste après sa rupture avec sa compagne. « Je craignais les cambriolages », explique D. G. Sans emploi, il reconnaît qu’il a un problème avec l’alcool. Son ex-compagne indiquera qu’elle subissait des violences et c’est pour cela qu’elle a mis un terme à leur liaison. Le représentant du ministère public a requis douze mois de prison dont deux ferme avec une mise en détention immédiate. Finalement, D. G. qui jusqu’alors n’était pas connu des services de la justice a été condamné à un an de prison avec sursis avec mise à l’épreuve pendant deux ans. Il est interdit de séjour à Hesdin, il ne doit plus rentrer en contact avec son ex-compagne et bien sûr, sa machette lui a été confisquée.

Source : La Voix du Nord

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