Henri Martinez, président de l’UNPRG, indigné par un article de l’Essor

Henri Martinez, président de l’UNPRG

Qu’en est –il exactement ?

« Suite au suicide en 2007 d’un officier de gendarmerie, sa veuve fait une demande de pension qui lui est refusée. Elle fait appel contre cette décision et le tribunal des pensions lui donne raison. L’Etat fait à son tour appel mais il est débouté par l’arrêt du 11 juin 2013. »  ( Article du Journal L’Essor repris  par Profession Gendarme.)

Qu’apprenons nous dans cet article ?

Simplement  et tristement qu’un Lieutenant de Gendarmerie s’est donné la mort vingt minutes après avoir été convoqué par son Général et s’être retrouvé « piégé » devant un « Tribunal d’Exception ». En effet le général était assisté de 3 colonels et d’un capitaine.

Ce drame, qui a eu lieu en 2007, n’a pas fait grand bruit car comme trop souvent, « étouffé » pour ne pas nuire à l’image de marque de la gendarmerie.

Pour que nous  ayons eu connaissance de ce drame, il aura fallu que la veuve du jeune Lieutenant fasse une demande de pension, qui lui est refusée dans un premier temps. Ayant fait appel contre cette décision,  le tribunal des pensions lui donne raison. L’Etat fait à son tour appel mais il est débouté par l’arrêt du 11 juin 2013.

Qui est le général en question ? 

Il s’agit du général BRACHET, aujourd’hui président de l’association « Le Trèfle », association connue et réservée aux officiers pour son esprit d’entraide, de soutien et de camaraderie envers ses adhérents.

Ce qui me choque aujourd’hui, c’est que le général Brachet, responsable de l’organisation du “tribunal improvisé” présidé par lui-même et composé de trois colonels et d’un capitaine,  puisse se prévaloir « défenseur» de la cause des militaires officiers et que suite à ces révélations il n’ait pas démissionné de son poste afin de protéger l’honneur et la crédibilité de son association.

Si le général Brachet ne se sent pas responsable du suicide du Lieuteant, il faudrait qu’il  nous explique pour quelle raison il a cru bon de s’engager dans cette procédure hors du commun… Correspond-elle à un texte particulier, une circulaire, par exemple ? De quoi était soupçonné l’officier : d’un crime, d’un grave trafic pour qu’une telle procédure lui soit appliquée ?

Bien entendu il est évident que le général BRACHET n’avait pas souhaité que son lieutenant en arrive à une telle extrémité.

Pour reprendre, une citation du général Soubelet, actuel directeur de l’organisation et de l’emploi : “le chef est responsable de la santé de ses hommes.”

A la suite de ces articles, en particulier l’article de l’Essor dans sa revue papier (suivre le lien), monsieur Henri Martinez, Président de l’UNPRG, s’indigne !!!

A cet effet il adresse un courrier à ses membres (copie publiée sur Armée-Média)

Mesdames, Messieurs les Présidents départementaux et administrateurs nationaux,.

Je m’indigne contre l’article paru page 6 de l’Essor 459. Cet article met gravement en cause le Général BRACHET. Avant sa parution, j’en avais eu connaissance. J’ai contacté M. DUMAIT qui a tenu à le faire paraître. Nous nous étions mis d’accord pour que le nom du Général et son association ne soient pas cité. M. DUMAIT en a jugé autrement et n’a pas tenu les engagements pris. Je le regrette..

Ces accusations sont graves et peuvent être passibles de poursuites. Pour le lecteur ne connaissant pas le contrat qui nous lie à l’Essor, l’amalgame va être fait et notre association va être éclaboussée..

Par mail, j’ai fait les représentations qui s’imposaient à M. DUMAIT. J’ai également envoyé un mail de regret au Général BRACHET et à la DGGN.

.De tels articles n’apportent rien de positif à la communauté Gendarmerie sauf aggraver l’antipathie de la DGGN et  du monde officier vis à vis de l’Essor et par ricochet contre l’UNPRG.

Je vous demande de relayer les paroles du bureau national près des autres associations de vos départements et notamment près des présidents délégués du Trèfle.

Avec mes amitiés

Henri MARTINEZ

Président national

Que nous révèle ce courrier ?

Tout d’abord que Mr MARTINEZ est indigné !  ( Cela nous le savions…)

Ensuite qu’il avait eu connaissance dans la prochaine publication de l’Essor d’un article concernant le suicide d’un jeune lieutenant, mais qu’il s’était mis d’accord avec Mr DUMAIT du journal l’Essor afin que le nom du Général BRACHET ne soit pas cité publiquement et que l’association Le Trèfle ne soit pas citée. Il regrette que Mr DUMAIT ait jugé utile de faire de l’information réelle et avérée.

Il ajoute « « Ces accusations sont graves et peuvent être passibles de poursuites » »

Il ne s’agit pourtant pas “d’accusation” mais simplement de la révélation de faits avérés figurant dans un arrêt en date du 11 juin 2013 et il est pour le moins étonnant que le président de l’UNPRG recommande de passer sous silence de telles informations.

Plus grave encore, le président MARTINEZ aurait été mieux inspiré d’exprimer ses regrets à la veuve et à la famille du Lieutenant Boissard plutôt qu’au Général BRACHET et au DGGN.

En ce qui concerne le DGGN ( Général FAVIER ), bien que non concerné par cette malheureuse affaire, j’ignore si il donnera une réponse. Depuis sa nomination à ce haut poste et de part l’opinion exprimée par nombres de ses subordonnés, je doute qu’il ait apprécié la démarche du président de l’UNPRG.

Si le général BRACHET  venait à démissionner de son poste de président du Trèfle, j’estime que la teneur de la lettre adressée aux adhérents de l’UNPRG mériterait que que le président MARTINEZ suive son exemple afin de sauvegarder un tant soit peu la crédibilité de son association.

Par cet écrit le président MARTINEZ  démontre qu’il est plus attaché à ses relations qu’à la défense de de ses adhérents. Ces derniers jugeront par eux mêmes.

Ronald Guillaumont

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