Haute-Saône : davantage de conducteurs polytoxicomanes contrôlés en 2015

En 2015, les gendarmes de la BMO ont constaté 3.000 infractions graves génératrices d’accidents.   Photo Dominique ROQUELET  En 2015, les gendarmes de la BMO ont constaté 3.000 infractions graves génératrices d’accidents. Photo Dominique ROQUELET

Il est difficile de s’en réjouir, mais l’an dernier encore, les gendarmes de la brigade motorisée de Vesoul n’ont pas manqué de travail sur les routes haut-saônoises… Avec quelque 3.000 infractions graves génératrices d’accidents sanctionnées, « ils ont pleinement rempli leur rôle, dans le cadre de la première de leurs missions, assurer la protection des biens et des personnes sur la route », relève le capitaine Gilles Foliard, commandant l’escadron départemental de la sécurité routière (EDSR) et qui a sous ses ordres les trois BMO de la Haute-Saône (Vesoul, Lure et Autrey-lès-Gray).

En 2015, les dix motards de la gendarmerie (neuf désormais depuis le départ en retraite de Pascal Sarron) ont donc croisé plus de 1.000 automobilistes un peu trop pressés, parmi lesquels 141 ont été coupables de grands excès de vitesse (à partir de 40 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée). L’autre fléau des routes reste, en 2015, les conduites addictives, avec en premier lieu l’alcool, « la seconde cause d’accident après la vitesse », note le patron des motards de la gendarmerie. Plus de 150 automobilistes ont été sanctionnés pour des conduites sous l’empire d’un état alcoolique. « Nous avons eu moins de dépistages positifs à l’alcool, toutefois, les taux étaient plus élevés », relève également le capitaine, qui a constaté que le taux moyen d’alcoolémie a progressé en 2015, passant, de 1,56 g/l de sang au premier semestre, à 1,88 g/l de sang au second semestre. Cette tendance à la hausse se confirmerait d’ailleurs en ce début d’année 2016.

L’autre constat, tout aussi alarmant, concerne la consommation de produits stupéfiants : 278 automobilistes étaient au volant après en avoir consommé. Surtout, les militaires ont relevé l’an dernier une « nette tendance à la polytoxicomanie ». « Ce n’est pas nouveau, on fait face depuis plusieurs années à une explosion des conduites sous stup’, ça s’est largement banalisé, mais cette polytoxicomanie a été très présente en 2015, sans qu’on puisse vraiment l’expliquer. » « Ce ne sont pas les plus virulents pendant les contrôles », intervient un membre de la BMO de Vesoul. « Lorsqu’on les attrape, ils sont fatalistes, confient qu’ils s’attendaient un jour ou l’autre à se faire prendre. Ils ont parfaitement conscience d’être dans l’illégalité, mais ça ne les arrête pas pour autant, alors qu’a contrario, les gens sont beaucoup plus prudents avec l’alcool, ils ont très souvent un ‘’Sam’’ en soirée pour reconduire ceux qui ont bu. Pourtant, les effets de la drogue au volant sont tout aussi dangereux, avec une très forte altération à la conduite, multipliée par 15, et un risque d’accident multiplié par quatre. »

Par ailleurs, les militaires n’ont pu que constater que de plus en plus de jeunes conducteurs en permis probatoire étaient impliqués dans de grands excès de vitesse, et que très souvent, ils cumulaient avec la prise de produits stupéfiants.

En détail

En 2015, sept motards de la gendarmerie ont été blessés en service, dont le capitaine Gilles Foliard. En 2015, 400 permis ont été retirés, et 800 véhicules immobilisés. Mais la BMO n’est pas là que pour sanctionner, elle participe également à de nombreuses actions de prévention. Outre sa mission sur les routes, la BMO de Vesoul a également participé à plus de 200 heures de recherches de personnes disparues.

Source : L’Est Républicain

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