Grenoble : les scellés de l’affaire Maëlys sauvés malgré l’incendie de la gendarmerie

Grenoble (Isère), jeudi. Le site a été ravagé par les flammes sur près de 2000 m². La cellule d’investigation criminelle de la gendarmerie de l’Isère a notamment été détruite.

AFP/JEAN-PIERRE CLATOT

JULIEN CONSTANT

C’est une autre catastrophe qui aurait pu arriver lors de l’incendie criminel du groupement de gendarmerie de l’Isère qui a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi à Grenoble. Le feu aurait pu détruire les preuves de l’affaire Maëlys.

Cette fillette de 9 ans mystérieusement disparue 27 août lors d’un mariage au Pont-de-Beauvoisin, en Isère qui n’a pour l’heure par été retrouvée. Les enquêteurs de la section de recherches de Grenoble ont arrêté un ancien militaire de 34 ans, avoir retrouvé l’Adn de la petite fille dans sa voiture.

L’incendie des véhicules de gendarmerie s’est propagé au laboratoire de la gendarmerie où étaient entreposés les scellés de nombreuses affaires judiciaires. « Fort heureusement, ceux qui concernaient l’affaire Maëlys ont pu être préservés, précise une source proche de l’affaire. Mais d’autres preuves ont été détruites ».

40 véhicules incendiés, un préjudice «colossal»

Vers 3h30 du matin, un ou des inconnus sont entrés dans l’enceinte du bâtiment en coupant le grillage et ont mis le feu à deux endroits différents aux véhicules qui était remisé là. « Au total 40 véhicules ont été incendiés dont huit fourgons de gendarmes mobiles qui valent 120 000 € pièce, le feu s’est ensuite propagé aux locaux techniques dont le laboratoire. Le préjudice sera colossal ». Il pourrait atteindre les 20 millions d’euros selon une première estimation.

Cet acte criminel a été revendiqué par un groupuscule d’extrême gauche pour protester contre le procès des activistes qui avaient incendié une voiture police à Paris.

Source : Le Parisien

 

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