Nichés au fond de la rade de Villefranche, à l’abri du vent d’Est, des dizaines de plaisanciers profitent du soleil de ce mardi après-midi. La seule ombre qui pourrait perturber leur journée bronzette-trempette est celle de l’imposante vedette “Vésubie” de la gendarmerie maritime, qui croise justement dans les parages pour une opération “Sécurité mer”.

A quelques mètres du rivage, un couple de vacanciers avec deux enfants relève l’ancre. Trop tard, les gendarmes les ont déjà repérés dans une zone de “mouillage interdit”, derrière les bouées jaunes. “Les petites voulaient se baigner là où le fond de l’eau est vert” tente le touriste en tendant les papiers de son petit bateau de location. “C ‘est un bateau qui ne nécessite pas de permis, il est de bonne foi, on va le laisser partir avec un simple avertissement”, glisse un gendarme, après avoir vérifié la présence des gilets de sauvetage en nombre suffisant.

A 30 nœuds dans la bande des 300 mètres

“Nous contrôlons la vitesse et le matériel de sécurité à bord” résume le major Hervé Wallerick, commandant de la vedette, basée à Nice, et qui intervient de la frontière italienne jusqu’à Marseille. Les contrevenants risquent une suspension de leur permis bateau et une amende pouvant aller jusqu’à 1500 euros.

La semaine dernière, un jet-ski a été intercepté alors qu’il fonçait à 30 nœuds (plus de 55km/h, une vitesse très élevée sur l’eau) dans la bande des 300 mètres, où la navigation à moteur est interdite. “Dans ce cas, c’est retrait immédiat du permis et fin des vacances en jet-ski” note le major Wallerick. L’an dernier, 2916 opérations ont été menées par la gendarmerie maritime en Méditerranée et plus de 5 000 personnes secourues en mer.

Source : MetroNews