Gendarmerie. Richard Pégourié, nouveau commandant

Le colonel Richard Pégourié affiche sa volonté de dialogue et de proximité. Photo Thierry Charpentier

Le colonel Richard Pégourié est le nouveau commandant du groupement de gendarmerie départementale. Il succède à Stéphane Bras à la tête des quelques 875 gendarmes finistériens. Chassé croisé, en ce début de mois d’août, entre Paris et Quimper. Après quatre années dans le Finistère, le colonel Stéphane Bras a rejoint Paris, pour une année de formation au centre des hautes études militaires. Son successeur, le colonel Richard Pégourié s’installe, quant à lui, à la tête du groupement du Finistère, bien loin d’Issy-les-Moulineaux (92), où il aura passé six années, au sein de la direction générale de la gendarmerie. « Dialogue et concertation » Âgé de 46 ans, père de trois enfants et originaire de l’Allier, le colonel Pégourié a embrassé des études de droit et décroché un Master 2 en droit des affaires et fiscalité, à Lyon, avant d’intégrer l’école des officiers de la gendarmerie, en 1994. Sa carrière a débuté par une affectation comme chef de l’escadron de gendarmerie mobile de Beaune, avant qu’il ne commande la compagnie de Chalon-sur-Saône. Ces deux « étapes » ont été jalonnées d’escapades vers les écoles de gendarmerie du Mans (aujourd’hui fermée) et de Melun, où il a été formateur. Il est ensuite redevenu stagiaire, le temps d’une année sur les bancs de l’école de guerre, à Paris. Il en profite alors pour parfaire son cursus en décrochant le diplôme d’executive MBA, à HEC Paris. Il est alors prêt pour la direction générale de la gendarmerie, à Issy-les-Moulineaux, donc. Il y exerce diverses fonctions, la dernière comme chef du bureau de la réglementation et de la fonction militaire. Un travail « cantonné à toutes les affaires juridiques et statutaires » des 100.000 personnels militaires de la gendarmerie. Le colonel Pégourié va désormais retrouver le terrain, en Finistère, un département qu’il ne connaissait qu’au travers d’incursions touristiques. Alors qu’il multiplie les déplacements pour rencontrer les autorités juridiques et administratives du département, mais aussi les personnels des six compagnies et de l’escadron de sécurité routière qui composent son groupement, il jauge déjà positivement le territoire, qu’il décrit comme « dynamique. Il y a ici une tradition d’expression collective. Notre rôle est de cadrer les choses, de fixer les limites de l’exercice », estime-t-il. Il tient à afficher son souci « de dialogue et de concertation », vis-à-vis des hommes sous ses ordres, mais aussi « pour répondre aux attentes du public et impulser une offre de sécurité ».

Source :  Le Télégramme

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