Gendarmerie-police : la passation se prépare

Le commandant Dominique Faré devant l'un des cinq véhicules de gendarmerie affectés à la brigade territoriale de Romorantin.

Le commandant Dominique Faré devant l’un des cinq véhicules de gendarmerie affectés à la brigade territoriale de Romorantin.

Le 16 août, un gendarme sera présent au commissariat et prendra les plaintes. Dès le 19, policiers et gendarmes effectueront des patrouilles communes.

 

 

Le 2 septembre, le commissariat de police de Romorantin aura laissé la place à une brigade territoriale autonome de gendarmerie (NR du 10 août). Une passation de pouvoir qui va se mettre en place progressivement dès le 16 août avec une montée en puissance jusqu’à la fin du mois afin d’assurer la continuité du service. « Dès la fin de semaine, un gendarme sera présent au commissariat et prendra les plaintes. Un bureau lui a été dévolu à cet effet », souligne le chef d’escadron Dominique Faré, commandant de la compagnie de Romorantin. Et dès le 19 août, policiers et gendarmes effectueront des patrouilles communes. « Durant cette période de transition, les policiers indiqueront notamment aux militaires les points sensibles en terme de délinquance sur l’agglomération », ajoute le commandant Faré.

Comme promis, trente-six gendarmes supplémentaires vont être affectés sur Romorantin. Dont vingt-cinq à la future brigade territoriale, en lieu et place du commissariat. « Tous étaient volontaires pour rejoindre Romorantin. Ils sont très motivés. Ils seront dirigés par un lieutenant », assure le commandant Faré. Dix-neuf des vingt-cinq familles de militaires sont en train d’emménager dans les nouveaux appartements de Romo 1, situés à quelques encablures de la future brigade territoriale.
Une brigade qui restera une exception puisqu’elle restera ouverte 24 h sur 24. « La nuit, les gendarmes romorantinais seront directement joignables en effectuant le 17 », précise le commandant.
Pour l’officier, c’est certain : « Le cahier des charges sera respecté. Nous assurerons un niveau de sécurité au moins équivalent à celui de la police. Le seul changement pour les Romorantinais sera la sérigraphie des véhicules et la couleur des uniformes ». La nuit, une à deux patrouilles sillonneront ainsi la ville.
La brigade territoriale de Romorantin assurera également la sécurité de sept communes limitrophes (1). « Toutes dépendaient de la brigade territoriale de Selles-sur-Cher. Les délais d’intervention étaient longs, notamment sur Vernou. Là, en cas de problème, les gendarmes seront sur place en quinze minutes maxi », assure le commandant Faré. La BT de Selles pourra, elle, concentrer l’ensemble de ses missions sur les communes de la Vallée du Cher.
« Tout le monde sera gagnant en d’événement grave », assure le chef d’escadron. Ainsi, la brigade territoriale de Romorantin pourra bénéficier de renforts très rapides si nécessaire du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG), de la Brigade de recherches, voire de toutes les unités limitrophes…
Aujourd’hui, le commandant Faré n’est confronté qu’à une seule difficulté : la logistique. « Nous allons occuper le même immeuble que les policiers. Il nous faut attendre la libération des lieux afin que l’on puisse s’y installer. » Promis, l’aménagement des militaires sera très rapide et la BT totalement opérationnelle dès le 2 septembre.

(1) Villeherviers, Loreux, Millançay, Vernou, Veilleins, Courmemin, Mur-de-Sologne.

Source : La Nouvelle République

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