Gendarmerie. Le retour des patrouilles à pied

mardi-lors-d-une-visite-au-groupement-de-gendarmerie_3864825_170x330p Mardi, lors d’une visite au groupement de gendarmerie départementale des Côtes-d’Armor, le général Pidoux a affirmé son souhait de revoir des gendarmes patrouiller à pied.

Les Costarmoricains devraient bientôt revoir des gendarmes patrouiller à pied. Tel est le souhait exprimé par le général Alain Pidoux, commandant de la région de gendarmerie de Bretagne, en visite, mardi, à Saint-Brieuc.

Être visible et accessible. Le message est clair et devrait rapidement se traduire au quotidien. Mardi, lors de sa visite annuelle au groupement de gendarmerie des Côtes-d’Armor, le général Alain Pidoux, commandant de la région de gendarmerie de Bretagne, a rappelé combien il tenait à « revoir des gendarmes patrouiller à pied ».

Une démarche pour répondre aux attentes des citoyens. Dans la même veine, le général annonce que chaque maire a désormais un gendarme référent. Deux rencontres annuelles doivent permettre à chacun de faire le point sur ses besoins. Rapprocher la gendarmerie de la population, une idée chère au général qui s’étonne que seulement cinq communes du département aient adhéré au dispositif « voisins vigilants ».

« Il faut aller au-delà, cette solidarité de voisinage a toute sa place aujourd’hui ». Comme la collaboration avec la police municipale. Dinan en étant le parfait exemple. « Tout le monde a bien compris que l’action en ordre dispersée n’était pas valable », relève le patron des gendarmes bretons.

Une délinquance qui reste forte

Dans le même temps, il devra faire avec un effectif costarmoricain constant, soit 720 gendarmes et 320 réservistes. « Nous avions demandé au ministre de l’Intérieur une quinzaine de postes ciblés, mais le département ne figure pas parmi la vingtaine de départements prioritaires. Ce qui ne veut pas dire que l’on ne les obtiendra pas pendant le quinquennat ».

Si les Côtes-d’Armor ne sont pas sur la liste des zones les plus sensibles, la délinquance y reste toutefois forte. « En 2017, elle a augmenté. 15.000 crimes et délits ont été recensés avec un taux de résolution d’un peu plus de 49 %. Cela a concerné surtout des atteintes aux personnes et des infractions économiques et financières », relève le colonel Philippe Fin, commandant du groupement de gendarmerie des Côtes-d’Armor.

Lutter contre la cybercriminalité

Depuis le début de l’année, les militaires doivent faire face à des vagues de cambriolages qui touchent surtout les régions de Lamballe et Dinan.Sans parler des affaires liées aux trafics de stupéfiants. À cela s’ajoute la cybercriminalité. « Nous ne devons pas être absents de ce secteur. D’ailleurs, nous avons mis en place des cyber patrouilles dans le département », rassure le colonel Fin. 70 correspondants nouvelles technologies sont mobilisés dans les Côtes-d’Armor.

Source : Le Télégramme

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