Gendarmerie : le nouvel hélicoptère voit tout

Le pilote, l'adjudant Frédéric Reynaud, avec le mécanicien, l'adjudant Cyrille Dhoutaut. - Le pilote, l'adjudant Frédéric Reynaud, avec le mécanicien, l'adjudant Cyrille Dhoutaut.

Le pilote, l’adjudant Frédéric Reynaud, avec le mécanicien, l’adjudant Cyrille Dhoutaut.

Tours. La NR a embarqué à bord du nouvel hélicoptère de la gendarmerie. Sa caméra permet de filmer à 1 km de distance, de jour comme de nuit.

L’EC 135 est doté de deux moteurs, de 3 réservoirs et d’un pilotage automatique.

Tout comme les Alpha Jets, les deux hélicoptères de la Section aérienne de gendarmerie (SAG) appartiennent au ciel tourangeau. Eux aussi décollent de la base aérienne 705. Depuis un an, cette unité compétente sur la région Centre et une partie du Poitou dispose d’un nouvel appareil, un EC 135, un bimoteur avec pilotage automatique. Le Smur du centre hospitalier Trousseau aura le même en fin d’année. La NR a été autorisée à embarquer à bord pour une mission de police judiciaire.

La caméra en mode thermique la nuit

L’appareil s’est rendu dans le Berry, avec un bon vent d’Est propre à le ralentir, et des « thermiques » bien ressentis au-dessus des champs jaunes découpés comme les étoffes des pantalons d’Arlequin. L’un des cinq pilotes de la SAG, l’adjudant-chef Frédéric Reynaud, joue du manche pour chercher un compromis entre l’altitude et la vitesse. Comme beaucoup, il est passé par l’aviation légère de l’armée de terre (Alat) avant de « basculer » en gendarmerie.
Les pilotes de la SAG volent entre 150 et 200 heures par an, pour une dotation annuelle de 730 h pour l’unité tourangelle, à répartir entre les deux hélicoptères. « A part le Smur, la Sécurité civile et la gendarmerie, les hélicoptères qui décollent sur un simple coup de fil ne sont pas si nombreux », dit un autre pilote, lui aussi ancien de l’Alat.
En 50 minutes, l’hélicoptère arrive dans le Cher, où un gendarme d’une brigade de recherches embarque. L’appareil l’emmène au-dessus d’un parking prendre des images de voitures, peut-être volées. L’un des deux équipements de l’appareil est en action : sa caméra, installée sur le patin droit. Sur l’autre, l’appareil dispose d’un phare très puissant, capable d’éclairer tout un stade de football à 200 m d’altitude. Il avait notamment servi lors des violences au Sanitas, à Tours, voilà deux ans.
Assis à l’arrière de l’appareil, l’adjudant Cyrille Dhoutaut s’occupe de la caméra. Elle peut lire une plaque d’immatriculation à 1 km de distance. L’image est nette, précise. La nuit, elle fonctionne en mode thermique, utile pour les recherches de personnes disparues ou les surveillances de zones industrielles. « Grâce à cet équipement, le mécano fait de l’exploitation machine. Il aide aussi à la navigation. Lorsque nous utilisons l’Écureuil, c’est lui qui gère le treuil pour les interventions en hauteur, en milieux périlleux, au-dessus d’un plan d’eau par exemple. »
Rapidement, discrètement, l’appareil a survolé la zone intéressante pour l’enquête du gendarme. Les photos prises vont étayer son dossier avant de partir chez le juge. L’appareil repart à Tours. Cette fois-ci, il file à 130 nœuds, soit près de 240 km/h, le maximum. A peine posé, Supercopter doit repartir pour une urgence : un rodéo dans le Loiret. Redécollage quasi-immédiat.

Source : La Nouvelle République

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