Gendarmerie : concert d’éloges pour le patron de la compagnie

Sécurité – Le capitaine didier protois a officiellement pris son commandement

Élus, procureur, militaires, pompiers et policiers étaient présents à cette cérémonie./Photo DDM, Max Lagarrigue
Élus, procureur, militaires, pompiers et policiers étaient présents à cette cérémonie./Photo DDM, Max Lagarrigue

Élus, procureur, officiers de la police, de l’armée et des pompiers, il ne manquait personne pour assister à la prise de commandement officielle du nouveau commandant de la compagnie de gendarmerie de Castelsarrasin, le capitaine Didier Protois.

«Capitaine, j’ai été impressionné par votre engagement total depuis votre arrivée (le 1er août). Vous êtes partout, toujours sur la brèche» lâchait le sous-préfet Sébastien Lanoye. Des éloges que ne manquait pas de relayer la procureur de la République, Alix Cabot-Chaumeton qui se satisfaisait de voir l’installation dans sa circonscription judiciaire d’un officier aux compétences aussi touffues : «Votre parcours expérimenté dans des unités de police judiciaire prestigieuse (brigade de recherches, section de recherches et groupement d’intervention régional) et particulièrement vos compétences en matière de lutte contre la délinquance souterraine et celui de ces fameux avoirs criminels qui vous valent aujourd’hui une lettre de félicitations (lire ci-dessous), seront un atout pour notre parquet.» Un satisfecit général, rare pour une installation qui mettait aussi en relief la carrière déjà bien remplie du capitaine Protois.

«Moissac représente 20 % de notre activité sur le Tarn-et-Garonne»

Un «tropisme en police judiciaire» insistait de son côté le colonel Daniel qui reprenait le fil des affaires tarn-et-garonnaises, «qui sera bien utile sur la compagnie de Castelsarrasin, même si nous n’avons pas ici la délinquance que vous avez eue à gérer dans vos précédentes affectations en outre-mer à Saint-Martin ou à Pointe-à-Pitre.» Le commandant du groupement insistant sur le point sensible de l’arrondissement en rappelant que la communauté de brigades de Moissac «concentre 20 % de notre activité sur le Tarn-et-Garonne, et demeure l’une des plus importantes COB de Midi-Pyrénées.» Un secteur sur lequel le capitaine Protois dont le commandement a débuté depuis le 1er août, n’a ménagé ni sa peine, ni son temps, les derniers chiffres de la délinquance et particulièrement ceux des cambriolages et des vols à la roulotte qui avaient connu un pic ces dernières années, étant en nette régression. Un résultat fruit d’un travail collectif qui va de pair avec l’engagement de l’adjoint à la compagnie, le capitaine Ruiz qui a assuré l’intérim durant l’été et du patron de la COB de Moissac, le lieutenant Roméro.


Le chiffre : 108

gendarmes> C’est l’effectif de la compagnie de Castelsarrasin. Elle comprend neufs brigades regroupées en quatre communautés de brigades (COB) dont la plus importante est celle de Moissac, un peloton de surveillance et d’intervention (PSIG) basé à Castelsarrasin, une brigade de recherches (BR).


Un gendarme moissagais félicité pour avoir participé à la traque des frères Kouachi en Picardie

Avant la solennelle cérémonie de prise de commandement du nouveau patron de la compagnie (ci-dessus), le colonel du groupement de gendarmerie de Tarn-et-Garonne, Christophe Daniel a remis une lettre de félicitations à quatre de ses gendarmes pour trois faits distincts durant leur service.

Premier d’entre eux, un militaire qui a rejoint, cet été, la brigade de Moissac, le gendarme Rodrigue Catelain qui a participé, en janvier dernier, à la traque, en Picardie, des frères Kouachi, les terroristes de Charlie-Hebdo.

Plus près de nous, les félicitations décernées au patron de la communauté de brigades (COB) de Valence-d’Agen, Patrick Lapeyronie et à l’un de ses hommes, le gendarme Fabien Baderspach, pour leur acte de bravoure lors d’une opération le 24 juillet dernier. Tenant un barrage pour empêcher la fuite d’un délinquant agenais «considéré comme dangereux et armé», les deux militaires ont «fait preuve d’un sang-froid remarquable» pour stopper l’individu qui circulait au volant d’un véhicule volé en direction du Lot-et-Garonne. Le lieutenant Lapeyronie allant jusqu’à faire usage de son arme pour interrompre le course du malfaiteur. Enfin, chose rare pour le nouveau venu, c’est le capitaine Protois qui sonnait le ban des honneurs pour son action exemplaire au sein du GIR de Besançon. «Il s’est particulièrement investi dans le traitement des avoirs criminels augmentant de 53 % les avoirs saisis, pour atteindre la somme de 2,50 M€.»

Source : La Dépêche

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.