Gendarme déporté : l’oubli réparé

5af0f429e210625e0e8b472bLouis Priquet (à droite) avec son père, Joseph, instituteur mobilisé en 14-18 et son frère.
© (Photo DR, avec du GRHAIJ)

Un hommage sera rendu aujourd’hui au capitaine Louis Priquet, résistant mort en déportation. Son nom vient d’être ajouté au monument aux morts.

La commémoration de la Victoire ce matin sera aussi l’occasion de rendre hommage à un des acteurs et martyrs de la Résistance de Montmorillon, Louis Priquet. Si la caserne de gendarmerie porte son nom depuis 1995, il ne figurait pas sur le monument aux morts.
L’oubli sera réparé ce matin, avec la présentation d’une plaque « sur laquelle nous avons prévu de l’espace pour ajouter d’autres noms, précisent le maire Ernest Colin et l’adjoint Patrice Bouteloup, plusieurs décès ont été transcrits dans l’état civil plusieurs années après la guerre et n’ont pas été portés sur le monument à l’époque. »
C’est ce qui est arrivé pour le capitaine Priquet, dont le décès n’a été établi qu’en 1947, indique le commandant Cochois, commandant de la compagnie de gendarmerie de Montmorillon, attaché à entretenir la mémoire de son prédécesseur . « Le lieutenant Priquet avait été nommé en août 1943 à la tête de la section de Montmorillon avec pour mission officieuse de créer un réseau de Résistance permettant l’exfiltration des aviateurs alliés. Il a été dénoncé et arrêté à l’Isle-Jourdain en juillet 1944, avec l’adjudant Mathias Coustans, commandant de la brigade locale. » (*)
Interrogés et torturés par la Gestapo à Poitiers, les deux gendarmes sont déportés à Buchenwald. Début avril 1945, alors que les SS évacuent le camp à l’approche des armées alliées, les deux gendarmes, jugés trop faibles pour ce qu’on appellera plus tard les « marches de la mort », sont exécutés.
> Bernard Harent. Compagnon de la Libération, ce Montmorillonnais est mort en 1944 en Bretagne, où il avait été parachuté pour organiser la Résistance. Son fils a fait don l’année dernière de toutes ses décorations à la ville, qui les présente au public, pour la première fois, ce mardi, en mairie à l’issue de la cérémonie.
Commémoration du 8 mai 1945 : départ du cortège à 11 h de la mairie vers le monument aux Morts de la place Saint-Martial. (*) La caserne de gendarmerie de Poitiers porte son nom.

Source : La Nouvelle Republique

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