Gendarme à cheval, un métier méconnu

La chef Béquerel, nouvellement arrivée au Lion-d'Angers, monte son cheval  Navarro pour une des toutes premières fois.

La chef Béquerel, nouvellement arrivée au Lion-d’Angers, monte son cheval Navarro pour une des toutes premières fois.

 

Un poste de gendarme à cheval a été inauguré hier, au haras du Lion-d’Angers. La cavalerie de la gendarmerie reste pourtant encore méconnue du grand public.

C’est en présence du préfet et de nombreux élus qu’a été inauguré, hier soir, un poste de gendarmes à cheval au Lion-d’Angers. Cinq cavaliers gendarmes ont été embauchés pour cette fonction. La cavalerie de gendarmerie est en plein développement et, pourtant, son rôle reste méconnu du grand public.

C’est avant tout un travail de gendarme qu’effectuent les cavaliers, pas d’équitation : « L’approche est totalement différente de l’approche sportive de l’équitation. On est gendarme avant toute chose », analyse le garde Delalot, nouveau cavalier de gendarmerie au Lion-d’Angers.

« Le cheval peut aller partout »

À cheval, le gendarme fait de la prévention et de la surveillance. En été, il surveille les plages par exemple. Il encadre aussi quelques événements, maintient l’ordre public et sert de force de dissuasion.

Mais surtout, il permet d’établir une réelle relation de proximité avec la population. « C’est beaucoup plus facile d’entamer une discussion avec la population quand on est à cheval que dans un véhicule. Les gens sont attirés par l’animal », poursuit le garde Delalot.

L’avantage du cheval sur les véhicules de gendarmerie est sa hauteur et sa capacité à pouvoir aller dans tous les endroits : « Il peut aller partout : sur les plages, dans les zones boisées etc. Il est beaucoup utilisé dans les zones de campagne notamment », explique la chef Béquerel, une des gendarmes à cheval nouvellement nommée. Lors d’une disparition inquiétante par exemple, le cheval sera un bon moyen de se déplacer dans des zones inaccessibles aux véhicules et permettra au gendarme d’avoir un poste d’observation de choix.

Un inconvénient toutefois : le cheval ne peut pas être utilisé trop longtemps : « C’est un être vivant, on est dépendant de sa santé et on doit donc faire attention à ce qu’il soit bien reposé », continue la chef Béquerel.

Une relation particulière à l’animal

Bien plus qu’une profession, la cavalerie est d’abord une passion. La plupart des gendarmes à cheval ont commencé l’équitation dans leur enfance et ont un diplôme d’équitation délivré par la Fédération française déquitation (FFE), qui atteste de leur niveau. Un niveau minimum est requis pour être gendarme à cheval et des stages de formation au centre d’instruction du régiment de cavalerie à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) sont indispensables. Sur le lieu même où sont formés les chevaux pendant deux ans avant d’être affectés.

La passion, élément essentiel du métier : « On fait connaissance avec eux, on est obligé de s’en occuper du matin au soir, tous les jours. Si on n’est pas passionné, c’est impossible », constate le garde Delalot.

Et c’est toute une relation à l’animal qui se crée. Tellement, qu’il arrive qu’on ne puisse pas s’en séparer. Le garde Delalot était auparavant détaché du régiment de la cavalerie républicaine. Pendant douze ans, il a monté son cheval, Greenfield. Lorsque ce dernier a atteint l’âge de la retraite, à 17 ans, le garde l’a installé dans un pré, à proximité de chez lui. Preuve, s’il en fallait une, que gendarme à cheval est plus une vocation qu’une profession.

Fanny LIGNEAU.

Source : Ouest-France

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