G7 : la Ligue des droits de l’Homme de l’Hérault dénonce l’arrestation de ses observatrices

Trois bénévoles de la Ligue des droits de l’Homme ont été placés en garde à vue samedi soir. Elles participaient à une mission d’observation des pratiques policières lors du G7 à Biarritz.

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Les trois bénévoles de la Ligue des Droits de l’Homme participaient à une mission d’observation des pratiques policières © Maxppp – Sebastien Lapeyrere
Montpellier, France

« Elles ne participaient pas à la manifestation puisqu’il s’agissait d’observateurs« , s’agace Sophie Mazas, la présidente de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) de l’Hérault. Samedi, trois observatrices de l’association, dont deux Montpelliéraines, ont été placées en garde à vue pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations » en marge du G7 à Biarritz.

Les policiers auraient exigé qu’elles retirent leur matériel de protection, obligatoire pour les observateurs dans les procédures de la LDH, ce qu’elles ont refusé de faire.

Pour l’avocate, cette arrestation dénote une volonté d’empêcher le travail d’observation lors des manifestations qui ont eu lieu samedi. « Ce motif d’interpellation est destiné à prévenir des gens qui ont du matériel pour détruire, explique-t-elle. Là, elles n’avaient pas cette intention ! Elles venaient observer, avec un mandat de la Ligue des Droits de l’Homme. Il y avait toutes les garanties. Là elles n’ont pas pu observer les manifestations, les sit-in, les pratiques policières. C’est vraiment des interpellations préventives en vue d’empêcher un travail d’observation des faits. »

Les trois observatrices sont ressorties libres à l’issue de leur garde-à-vue dimanche soir.

Source : France Bleu

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