Furosémide: l’usine Teva à Sens est perquisitionnée par la gendarmerie

Les gendarmes enquêtent sur les raisons du mauvais conditionnement du médicament diurétique, remplacé par erreur par un somnifère, et qui pourrait être à l’origine de plusieurs décès en France.

Furosémide: l'usine Teva à Sens est perquisitionnée par la gendarmerie

Les gendarmes persquisitionnent ce jeudi l’usine Teva de Sens, dans l’Yonne, dans le cadre de l’enquête sur le mauvais conditionnement de boîtes du médicament diurétique Furosémide, remplacé par erreur par un somnifère.

Le parquet de Paris avait diligenté mercredi une enquête préliminaire après les décès suspects de trois personnes en France. Ce jeudi, le parquet de Toulon annonce à son tour enquêter sur la mort d’un homme de 78 ans, autopsié, pour savoir si elle est liée à l’affaire.

L’alerte avait été donnée vendredi dernier par un pharmacien, surpris de constater des effets de somnolences inhabituels chez l’une de ses patientes prenant du Furosémide 40mg Teva. Ce médicament est indiqué pour traiter l’hypertension artérielle, les oedèmes d’origine cardiaque, rénale ou hépatique et l’arrêt brutal du traitement peut présenter des risques.

Enquête ouverte pour tromperie aggravée

L’enquête est ouverte pour tromperie aggravée, homicides et blessures involontaires, mise en danger de la vie d’autrui et administration de substance nuisible. Pour sa part, le laboratoire Teva France, un groupe pharmaceutique israélien leader mondial des génériques, a précisé mercredi qu’il ne comptait pas porter plainte contre X.

Mardi, l’usine de conditionnement avait déjà reçu la visite de quatre inspecteurs de l’Agence du médicament (ANSM) qui n’avaient “pas identifié de défaut, ni dans l’organisation, ni dans les pratiques, ni dans l’équipement”.

C’est de cette usine que sont sorties les boîtes dont certaines contenaient des cachets de somnifère Zopiclone au lieu du diurétique. Les autorités ont décidé un rappel des lots de médicaments pour éviter toute méprise de la part de patients et à titre de précaution.

Source : L’Express

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