Expos à voir cet été : à Melun, un sacré défilé de motos de gendarmes

Une quinzaine de motos anciennes des gendarmes sont exposées au musée de la gendarmerie nationale à Melun. LP/Sophie Bordier

Une exposition au musée de la Gendarmerie nationale à Melun (Seine-et-Marne) rend hommage aux motos des forces de l’ordre, des années 1930 à nos jours. .

Vous avez vibré en regardant Steve Mac Queen piloter sa moto dans « La Grande Evasion » et vous admirez les belles « Bleu de France », puissantes et typiques de nos gendarmes ? Ne manquez pas l’exposition de motos des forces de l’ordre proposée depuis la semaine dernière au musée de la Gendarmerie nationale à Melun (Seine-et-Marne). Datant des années 1930 à nos jours, il s’agit de quinze modèles issus de la collection du Centre national de formation de la sécurité routière (CNFSR) de Fontainebleau.

« Nos visiteurs aiment le patrimoine mécanique. Régulièrement, ils nous demandaient quand on exposerait les motos de la gendarmerie », justifie la capitaine Elinor Boularand, qui dirige le musée.

A l’origine, les Françaises tiennent le haut du pavé avec, par exemple, la Terrot 1934 qui pouvait rouler jusqu’à 100 km/h pour sa mission de surveillance frontalière. Ou la Ratier de 1954, une 750 cm3 qui a œuvré à sa façon à la réconciliation franco-allemande. Le moteur et diverses pièces conçus Outre-Rhin ont été assemblés par des ingénieurs français avec un réservoir tricolore.

Une moto Terrot de 1934. On graissait directement le moteur et l’huile coulait en dessous… LP/S.B. Ces engins sont chargés d’histoires. Un side-car français Gnome & Rhône (marque rachetée ensuite par la Snecma) de 1938 était utilisé pour exercer une surveillance à la frontière Est et pister les éventuels espions…

 

Etonnante aussi, une Harley-Davidson 43 WLL qui figure parmi les 800 laissées aux Français par les Américains et les Canadiens après le Débarquement.

Une des 800 43 WLL Harley-Davidson laissée par les Américains et les Canadiens après le Débarquement. Un sirène se trouvait dans la pédale. LP/S.B. Dès les années 1960, les marques étrangères passent la seconde. BMW notamment. Parmi les modèles d’après-guerre se distingue la mythique 50/2 de 1960, celle que l’on croisait dans les films de Louis de Funès. Elles ont été utilisées pendant trente ans !

La Yamaha FJR de 2005, moto de l’escorte présidentielle, avec l’écusson et le pistolet placé devant le conducteur. LP/S.B. Découvrez aussi la 60/7 de 1976, le premier modèle de couleur « Bleu de France ». « Notre sécurité a progressé avec l’évolution des motos : le carénage, l’ABS dès la K75 en 1990, le système anti-patinage… explique le chef d’escadron Benne, du CNFSR. Les gendarmes à motos roulent aujourd’hui en blousons à airbag qui prend le collier cervical et l’ensemble du tronc. »

Sur près de 4 000 gendarmes motocyclistes en France qui pilotent leur moto de 250 à 300 kg, on comptabilise moins de cent femmes. « C’est encore trop peu ! » déplore le chef d’escadron Benne.

Infos pratiques Quand : jusqu’au 17 septembre, tous les jours (sauf mardi) de 10 heures à 18 heures.

Où : au musée de la Gendarmerie nationale, 1-3 rue Emile-Leclerc à Melun (77).

Combien : 5 à 7 €.

Se renseigner : 01.64.14.38.44.

Source :  leparisien.fr

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