Existerait-il un « pacte de connivence » entre la police, la gendarmerie et les usagers de la route

Reconnaissez que le titre de cet article vous a interpellé….

 

J’ai voulu en publiant cet article concernant la Police et la Gendarmerie du Congo-Brazzaville, non seulement montrer le côté  “insolite” de celui-ci, mais démontrer à d’éventuels détracteurs ou “insatisfaits” de nos forces de l’ordre, combien notre Gendarmerie et notre Police ne sont pas comparables avec celles de certains de nos voisins…

Alors  gardons le sourire et lisons ce qui suit :

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Existerait-il un « pacte de connivence » entre la police, la gendarmerie et les usagers de la route

Existerait-il un « pacte de connivence » entre la police, la gendarmerie et les usagers de la route ?

Parole aux lecteurs. Nous livrons ci-après des remarques et réflexions d’un lecteur du site, en réaction à l’article «Ce sont de vrais dangers publics ces taxis de Brazzaville » de Carole Mandello, rédactrice en chef au sein de notre rédaction:

«Qui a dit que le plus grands des dangers publics à Brazzaville sont les taximen ?

Penser comme cela c’est éluder le mal car le plus grands danger pour les populations brazzavilloises sont les forces de l’ordre, tout au moins celles qui par essence sont supposées le faire respecter, à savoir : la police et la gendarmerie routières.

Alors que leur rôle est de veiller au respect du code de la route par les taximen en question, de s’assurer qu’ils ont souscrit à l’assurance des tiers au moins, de contrôler le bon état mécanique des véhicules qui roulent dans la ville, de veiller à la limitation de vitesse prescrite dans le périmètre urbain, la police et la gendarmerie routières ont plutôt opté pour un “pacte de connivence” avec les taximen et les chauffeurs de camions de transport de matériel de construction, les transporteurs ouest-africains, voire avec tous autres usagers de la route par extension par effet de boule de neige.
Il n’est point, non plus question d’incriminer la jeunesse des chauffeurs de taxis. A contrario, la jeunesse est plus encline au respect des lois normalement encadrées.

Or que se passe-t-il en réalité ? Pour les besoins du ventre (tontines journalières presque officielles), donc en raison de la corruption exacerbée de la société congolaise, la police et la gendarmerie routières ont convenu avec les taximen et les chauffeurs des camions de transports de matériaux de construction et autres transporteurs ouest-africains d’un « pacte de connivence » aux relents mafieux. Comme cela, dans leur course pour engranger le plus d’argent la journée, les taximen roulent en « mbeba » c’est-à-dire, en faisant fi du code de la route et de la vie de leurs semblables. Les policiers s’en frottent les mains, tant que le plus d’infractions au code de la route sont commises, mieux cela vaut pour leurs affaires.

Tout le monde à Brazzaville est sans ignorer qu’à la moindre interpellation, les taximen s’empressent de glisser un billet de 1000 ou de 2000 francs CFA selon l’humeur théâtrale que l’agent de police présente; ce que les police et gendarme ne dédaignent pas. Les camionneurs quant à eux versent journellement et systématiquement 5000 francs CFA ? Comme cela, ils peuvent à tombeau ouvert transporter le sable, la caillasse et autres matériaux des carrières de Kombé (Brazzaville) vers tous les azimuts de la ville de Brazzaville en extension en non-stop. L’omerta entre les taximen et les agents de l’ordre est de rigueur; mais c’est le secret de polichinelle le mieux gardé.

C’est ce système mafieux qui met la vie des Brazzavillois en danger».

Eric Church NAWAMONAWO

Source : Star du Congo

 

 

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