Epidémie: En l’absence de protection, trois compagnies de CRS invoquent le droit de retrait

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En l’absence de protections fournies aux forces de l’ordre pour faire face à l’épidémie de Coronavirus, trois compagnies de CRS ont fait valoir leur droit de retrait le 18 mars, selon un document confié à RT France par une source policière. Les fonctionnaires évoquent notamment le besoin de protéger leur santé et celle de leurs familles et dénoncent le manque de protections individuelles face à la crise sanitaire du Covid-19 dans les départements du Rhône, de l’Ain et de l’Isère.

Contrôles de confinement : sans protection, trois compagnies de CRS invoquent le droit de retrait
Source RT

Les CRS concernés ont invoqué ce droit de retrait «pour assurer leur sécurité et celle de leurs familles» après avoir constaté l’absence de masques FFP2 et de gants en latex pour réaliser les contrôles de confinement face au public. La source policière qui a confié ce document à RT France a précisé : «Certains croyaient à un fake, mais non, on a vérifié auprès de l’état-major. C’est bien réel.»

Les policiers reçoivent l’ordre de retirer leur matériel de protection

Pas plus tard qu’hier, une vidéo partagée par la page alternative police sur Facebook révélait un message radio interne demandant à tous les effectifs de police sur le terrain de retirer leur masque de protection. Alors que la majorité des policiers n’ont pas de protection individuelle, ceux qui en disposent reçoivent donc l’instruction de ne pas les utiliser sur le terrain.

Île-de-Ré :un directeur demande aux surveillants de ne pas porter d’équipements de protection en service

Selon une information relayée par le site d’Actualité Pénitentiaire, le directeur de la prison de Saint-Martin-de-Ré (Île-de-Ré) a ordonné aux agents de l’établissement de ne pas porter d’équipements de protection lors de leur service. L’un des surveillants a répondu qu’il était hors de question de jouer avec sa vie et celle de sa famille, et que si on l’empêchait de porter des gants, il rentrerait chez lui.

« On croit halluciner » rapporte un surveillant du syndicat FO Pénitentiaire.  » Surtout que du coté de la maison centrale, les agents n’ont, ni gants, ni gel, ni masques, on est à poil« .

Dans un communiqué publié le 17 mars, Nicole Belloubet, ministre de la Justice avait pourtant précisé que les agents pénitentiaires devaient « bénéficier d’une protection adaptée. Pour cela, le Gouvernement a mis en place un stock de 100 000 masques pour protéger les agents des établissements pénitentiaires et des foyers de la protection judiciaire de la jeunesse qui seraient au contact d’un détenu ou d’un mineur présentant les symptômes du Covid 19. Un dispositif permettra d’approvisionner très rapidement les établissements. »

Source : TV Libertés

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