Entretien avec le capitaine de gendarmerie, Olivier Baptiste « Accentuer nos efforts sur la vallée de la Meuse »

Le capitaine Olivier Baptiste est depuis le 1er août à la tête de la compagnie départementale de gendarmerie de Charleville-Mézières. Il en deviendra officiellement commandant à la mi-septembre.

Le captitaine Olivier Baptiste est arrivé à Charleville-Mézières le 1er août.

Le captitaine Olivier Baptiste est arrivé à Charleville-Mézières le 1er août.

LE capitaine Olivier Baptiste, 38 ans, a succédé, au début du mois, au commandant Thierry Grassi, à la tête de la compagnie départementale de gendarmerie de Charleville-Mézières. Parmi ses objectifs, il veut resserrer davantage les liens avec la population et intensifier la lutte contre la petite délinquance dans la Vallée de la Meuse.

Quelles sont vos missions en tant que commandant ?

« J’ai trois axes principaux qui vont guider mon action. Le premier, est de rapprocher les gendarmes de la population. Cela passe par des actions de communication et de proximité auprès des concitoyens. Nous allons développer des patrouilles pédestres dans les villages pour faire remonter les informations. C’est cette proximité qui fait notre fonctionnement dans la gendarmerie. Mais cela s’est un peu émoussé. Il faut renouer le dialogue. Le deuxième axe est la lutte contre les cambriolages. Il faut renforcer la surveillance générale nocturne et diurne en accentuant les patrouilles dans les zones résidentielles. Enfin, il faut continuer à lutter contre les violences routières et les infractions graves. Mon intérêt n’est pas de faire du chiffre mais d’identifier les lieux les plus accidentogènes et d’intensifier les contrôles sur les infractions les plus graves comme l’alcoolisme et les grands excès de vitesse. »

Quelle est la spécificité de la zone de compétence de votre compagnie ?

« La compagnie de Charleville-Mézières est au croisement de différents axes de communication comme l’A 34, la N 43 avec une partie frontalière avec la Belgique ce qui nécessite un contrôle des flux. Cela nécessite des contrôles routiers axés sur la lutte contre la délinquance qui pourrait venir de Belgique de la Marne ou encore de l’Europe de l’Est. L’autre spécificité, c’est la concentration des problèmes de délinquance sur la Vallée de la Meuse avec des problèmes d’incivilité et des stupéfiants. La compagnie opère à la fois dans ce contexte et en zone rurale, où la délinquance est différente. »

Quels sont vos objectifs ?

« Je salue tout d’abord le travail de mon prédécesseur et je m’inscris dans sa continuité. À partir de mes trois axes de travail, je compte accentuer nos efforts sur la Vallée de la Meuse. Il faut mener un travail de fond avec la justice qui va nous permettre de mettre hors d’état de nuire des délinquants. Nous allons continuer ce travail d’enquête de longue haleine. Le but est d’augmenter le taux de résolution des affaires, y compris la petite délinquance qui empoissonne la vie des habitants. »

Parlez-nous de votre carrière.

« J’ai fait une première carrière dans la marine nationale de 2001 à 2008, essentiellement dans la communication et le recrutement. Ensuite, j’ai rejoint l’école des officiers de la gendarmerie nationale de Melun de 2008 à 2009. J’ai ensuite commandé jusqu’au 1er août dernier, l’escadron de gendarmerie mobile de Saint-Mihiel avec des déplacements en Outre-mer. Le dernier date de 2012 en Guyane, où j’ai notamment participé à la lutte contre l’orpaillage clandestin. »

Pourquoi avoir choisi de rejoindre la gendarmerie après une première partie de carrière dans la marine ?

« J’ai effectué mon service militaire au PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie, ndlr) de Chartres. La gendarmerie m’avait déjà bien plu à l’époque. J’ai orienté mes études sur les contrats locaux de sécurité et dans les sciences criminologiques. Ces études n’ont pas coïncidé avec ma première partie de carrière, alors quand, j’ai eu la possibilité de changer en 2008, je me suis naturellement tourné vers la gendarmerie. »

Pour vous, c’est une affaire de famille ?

« Non pas du tout ! Mon père était ébéniste et ma mère infirmière. Ce qui m’a poussé à entrer dans la gendarmerie, c’est le goût du service public et de servir l’État ».

LE capitaine Olivier Baptiste, 38 ans, a succédé, au début du mois, au commandant Thierry Grassi, à la tête de la compagnie départementale de gendarmerie de Charleville-Mézières. Parmi ses objectifs, il veut resserrer davantage les liens avec la population et intensifier la lutte contre la petite délinquance dans la Vallée de la Meuse. Quelles sont vos missions en tant que commandant ? « J’ai trois axes principaux qui vont guider mon action. Le premier, est de rapprocher les gendarmes de la population. Cela passe par des actions de communication et de proximité auprès des concitoyens. Nous allons développer des patrouilles pédestres dans les villages pour faire remonter les informations. C’est cette proximité qui fait notre fonctionnement dans la gendarmerie. Mais cela s’est un peu émoussé. Il faut renouer le dialogue. Le deuxième axe est la lutte contre les cambriolages. Il faut renforcer la surveillance générale nocturne et diurne en accentuant les patrouilles dans les zones résidentielles. Enfin, il faut continuer à lutter contre les violences routières et les infractions graves. Mon intérêt n’est pas de faire du chiffre mais d’identifier les lieux les plus accidentogènes et d’intensifier les contrôles sur les infractions les plus graves comme l’alcoolisme et les grands excès de vitesse. » Quelle est la spécificité de la zone de compétence de votre compagnie ? « La compagnie de Charleville-Mézières est au croisement de différents axes de communication comme l’A 34, la N 43 avec une partie frontalière avec la Belgique ce qui nécessite un contrôle des flux. Cela nécessite des contrôles routiers axés sur la lutte contre la délinquance qui pourrait venir de Belgique de la Marne ou encore de l’Europe de l’Est. L’autre spécificité, c’est la concentration des problèmes de délinquance sur la Vallée de la Meuse avec des problèmes d’incivilité et des stupéfiants. La compagnie opère à la fois dans ce contexte et en zone rurale, où la délinquance est différente. » Quels sont vos objectifs ? « Je salue tout d’abord le travail de mon prédécesseur et je m’inscris dans sa continuité. À partir de mes trois axes de travail, je compte accentuer nos efforts sur la Vallée de la Meuse. Il faut mener un travail de fond avec la justice qui va nous permettre de mettre hors d’état de nuire des délinquants. Nous allons continuer ce travail d’enquête de longue haleine. Le but est d’augmenter le taux de résolution des affaires, y compris la petite délinquance qui empoissonne la vie des habitants. » Parlez-nous de votre carrière. « J’ai fait une première carrière dans la marine nationale de 2001 à 2008, essentiellement dans la communication et le recrutement. Ensuite, j’ai rejoint l’école des officiers de la gendarmerie nationale de Melun de 2008 à 2009. J’ai ensuite commandé jusqu’au 1er août dernier, l’escadron de gendarmerie mobile de Saint-Mihiel avec des déplacements en Outre-mer. Le dernier date de 2012 en Guyane, où j’ai notamment participé à la lutte contre l’orpaillage clandestin. » Pourquoi avoir choisi de rejoindre la gendarmerie après une première partie de carrière dans la marine ? « J’ai effectué mon service militaire au PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie, ndlr) de Chartres. La gendarmerie m’avait déjà bien plu à l’époque. J’ai orienté mes études sur les contrats locaux de sécurité et dans les sciences criminologiques. Ces études n’ont pas coïncidé avec ma première partie de carrière, alors quand, j’ai eu la possibilité de changer en 2008, je me suis naturellement tourné vers la gendarmerie. » Pour vous, c’est une affaire de famille ? « Non pas du tout ! Mon père était ébéniste et ma mère infirmière. Ce qui m’a poussé à entrer dans la gendarmerie, c’est le goût du service public et de servir l’État ». Propos recueillis par Boris MAROIS

Source : L’Union L’Ardennais

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