En patrouille avec les gendarmes des mers

MIse à l'eau de l'embarcation semi-rigide du Maury : un outil indispensable pour accoster les bateaux que les gendarmes souhaitent contrôler./ Photo DDM, B.H.

MIse à l’eau de l’embarcation semi-rigide du Maury : un outil indispensable pour accoster les bateaux que les gendarmes souhaitent contrôler./ Photo DDM, B.H.

En mer, la police est assurée par la gendarmerie maritime et les affaires maritimes. Ces fonctionnaires vérifient toutes les activités nautiques, qu’elles soient de loisirs ou professionnelles.

L’étrave du Maury fend à allure réduite les eaux des bassins de Port-Leucate. En ce mardi matin, le vent est installé, la mer à peine formée. Mais les conditions météos sont suffisantes pour décourager les plaisanciers de mettre le cap au large. L’horizon est désert. En ce mardi matin, la gendarmerie maritime accompagnée du bâtiment des affaires maritimes et des gendarmes de la brigade nautique de Leucate participe à une opération de surveillance en mer. Administrateur des «Aff’Mar’», Stéphane Péron est à la manœuvre. L’été, le littoral devient un formidable terrain de jeux. Les gendarmes et leurs homologues de la DDTM (Direction départementale des territoires de la mer) en sont les arbitres. «Notre rôle, explique Stéphane Péron, est de veiller à ce que l’ensemble des activités nautiques réponde aux normes de sécurité». De l’emport du gilet de sauvetage au respect des vitesses dans la bande des 300 mètres, cette police de la mer se veut avant tout préventive. À bord du Maury, l’adjudant-chef Éric Ciesielski devient commandant de bord. «C’est l’usage, explique-t-il. Nous sommes des gendarmes mais la vedette appartient à la Marine nationale». Cette précision étant faite, les militaires gardent leur statut de gendarmes dès lorsqu’ils entrent en phase de contrôle. «Nous ne sommes pas là pour harceler les plaisanciers, précise Eric Ciesielski, mais face à la mer, le danger est bien réel. Un plaisancier sérieux doit se conditionner avant de prendre la mer, et il ne doit pas négliger son matériel, il en va parfois de sa survie et de celle de ses passagers».

Le refrain est identique pour Stéphane Péron. «Sur un bateau, il est bon que les passagers disposent de quelques rudiments, comme savoir utiliser la radio VHF, ou savoir mettre en panne».

La prévention a aussi ses limites. Alors, parfois les gendarmes sortent le carnet à souche et sont amenés à procéder à la suspension des permis. Comme sur la route, seule la peur du gendarme donne des résultats.

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Source : La Dépêche

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