En Loire-Atlantique, 32 km de course-poursuite entre les gendarmes et un tracteur

Voici le tracteur, flashé à 35 km/heure, qui a déjoué plus de cinq barrages de gendarmes, ce samedi 3 février, au matin, sur les routes du nord de la Loire-Atlantique.

Voici le tracteur, flashé à 35 km/heure, qui a déjoué plus de cinq barrages de gendarmes, ce samedi 3 février, au matin, sur les routes du nord de la Loire-Atlantique. | Gendarmerie nationale

Une course-poursuite entre les gendarmes et un tracteur qui fonce à 35 km/h, cela n’arrive pas tous les jours. C’est arrivé ce samedi 3 février 2018, au matin, sur les routes du nord de la Loire-Atlantique, entre Rougé et Lalleu (Ille-et-Vilaine).

Shérif, fais-moi peur avec un tracteur. L’engin agricole a, une heure durant et sur plus de 32 km, forcé plusieurs barrages dressés par les gendarmes, tout cela à la vitesse de 35 km/heure. Ce remake un peu décalé de la série télévisée des années 1980 s’est joué ce samedi matin du 3 février, sur les routes de campagne du nord de la Loire-Atlantique et du sud de l’Ille-et-Vilaine, entre Rougé et Lalleu.

Le prologue de l’histoire commence la veille au soir, quand des infirmiers se présentent au domicile d’un homme de 31 ans, à Rougé, pour l’emmener au centre hospitalier de Blain, car l’homme est bipolaire et souffre de problèmes de santé qui nécessite son hospitalisation. Mais il refuse de les suivre. Le lendemain matin, les infirmiers reviennent, cette fois accompagnés des gendarmes.

L’homme a décidé de s’arrêter à un barrage de lui-même

Le Rougéen se montre menaçant et décide de leur fausser compagnie à bord de son tracteur, équipé d’une remorque. Il va sillonner les routes de campagne entre Rougé, Teillay, Ercé-en-Lamée, Tresbœuf et Lalleu, où, au bout d’une heure de course-poursuite, il décide d’enfin s’arrêter à un barrage dressé par les gendarmes, après en avoir forcé cinq ou six. Il est alors pris en charge par les gendarmes et les infirmiers, qui le conduisent à Blain.

« Pas évident d’arrêter un tracteur avec un barrage, détaille Sébastien Desbrest, commandant de la compagnie de gendarmerie de Châteaubriant.  Même s’il roulait à 30 ou 35 km/h, un tracteur, ça ne s’arrête pas comme ça une fois que la machine est lancée. »

L’engin a emprunté plusieurs chemins de terre rendus humides par la pluie, « où cela passe mieux avec ses gros pneus », mais les gendarmes sont parvenus à le talonner sans s’embourber. Un fait divers pour le moins inhabituel : « Même les gendarmes avec trente ans de métier à la compagnie n’avaient jamais vu ça. »

Source : Ouest France

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