EMPLOI. L’armée de l’air et la gendarmerie recrutent

Mécaniciens, fusiliers, sapeurs-pompiers, pilotes, de nombreux métiers sont proposés aux jeunes. Reportage sur la BA113 de Saint-Dizier, en Haute-Marne, la base qui accueille les Rafale.

Une cinquantaine d’avions Rafale sont accueillis sur la BA113 de Saint-Dizier, le cas échéant dotés de l’arme nucléaire.

Une cinquantaine d’avions Rafale sont accueillis sur la BA113 de Saint-Dizier, le cas échéant dotés de l’arme nucléaire.

Oreilles sensibles s’abstenir. Lorsqu’on se trouve au bord du tarmac, lorsqu’un Rafale décolle, ou même lorsqu’il vient se ranger sous un hangar, le nombre de décibels est phénoménal. Mais le personnel de la BA113 est habitué. Et même l’odeur du kérosène fait partie d’un quotidien familier.

La BA113, c’est une surface de 600 hectares. C’est deux mille aviateurs et une masse salariale de 40 millions d’euros au service de l’économie de Saint-Dizier et des environs. Autant dire également une manne en termes d’emplois, et pour tous les niveaux. La partie émergée, la plus connue, ce sont les pilotes. Ils sont environ quatre-vingt pour cinquante Rafale. «  Un excellent avion, l’un des meilleurs du monde. Il est multirôle. C’est comme un couteau suisse  », commente le lieutenant-colonel Aurélien, commandant l’escadron Aquitaine.

Cette base offre les meilleures technologies pour l’instruction, la formation et l’entraînement, notamment grâce à des simulateurs. Les pilotes forment le cœur de l’action militaire. Mais sans les six cents techniciens et mécaniciens qui œuvrent dans les hangars de maintenance, rien ne serait possible. Des mécaniciens qui font en sorte que chaque avion soit parfaitement opérationnel, à tout moment. «  Les avions sont conçus par Dassault pour 5000 heures de vol et trente années de service. Mais l’usure est variable selon l’utilisation  », indique le patron de l’escadron de soutien technique et aéronautique.

Un escadron qui emploie des techniciens de tout niveau pour sa cellule hydraulique, pour l’avionique, l’armement, la pyrotechnie, sans oublier les matériaux composites. «  On peut travailler sur un avion de 100 millions d’euros sans le bac  », poursuit le patron de cet escadron.

Du personnel, il en faut aussi pour l’escadron de défense sol-air. Ils sont 150 à assurer une «  bulle de protection  » totale pour de grands événements tels que le G8, le G20, la COP21, le défilé du 14-Juillet ou encore la Coupe d’Europe du football. L’armée de l’air recrute aussi des fusiliers de l’air pour l’escadron de protection. Sans oublier les indispensables sapeurs-pompiers qui utilisent leurs moyens lourds (250 à 300 fois par an) avec la nécessité d’intervenir en moins de trois minutes.

Marne : la gendarmerie cherche des officiers

Les titulaires d’un bac + 5 ne pensent pas forcément à la gendarmerie pour décrocher un emploi de cadre supérieur. Et pourtant, les opportunités y sont nombreuses. Ouverte en septembre, la campagne nationale de recrutement des officiers de la gendarmerie entre dans sa dernière ligne droite, avec la clôture des inscriptions le 15 décembre.

Pour celles et ceux qui réussiront le concours, « trois catégories de postes » s’offrent à eux, détaille le major Patrick Rogissart, chef du centre d’information du recrutement de la gendarmerie de Reims : « Il y a la sécurité publique et le judiciaire, mais aussi des postes à dominante scientifique ou technologique – informatique, sciences des matériaux, microbiologie, entomologie… – et enfin, une grande variété de postes administratifs : droit, assurances, ressources humaines, contrôle de gestion, logistique… Après deux ans d’études à l’école des officiers de Melun, il est possible de prendre la direction d’un de ces services. »

Critères d’admission au concours : avoir moins de 27 ans le 1 er   janvier 2017 ; être titulaire d’un bac + 5 ou inscrit en cinquième année (les élèves reçus seront confirmés après obtention de leur diplôme). Dans la Marne et les Ardennes, les inscriptions sont prises au centre d’information et de recrutement de Reims, 10 rue Gambetta (tél.03 26 07 98 88 ).

Il est possible de se renseigner sur le site lagendarmerierecrute.fr et la page Facebook Recrutement Gendarmerie Reims – Officiel.

Source : L’Union

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